Une dernière mélenchonnade autorisée par Berlin creuse le déficit politique. Hénin-Beaumont.

Publié le par DAN

Non ! Je n'irais pas à Hénin Beaumont.
 

Si il n'est pas un jour ou un oligarque allemand vienne faire la leçon au Président de la République française, excusez moi alors de classer parmi ceux là le champion d'Angela Merkel, Sarkozy et aussi ses amis qui n'en sont pas moins candidats à la députation française. Faire la leçon, parfois même un obscure fonctionnaire en quête de notoriété comme le directeur de la Bundesbank, histoire de faire chorus avec la meute des chiens, des libéraux.

Aussi bien si notre souveraineté nationale est à ce point ridiculiséeque notre ambassadeur à Berlin n'a pas été rappelé en consultation, marque que certaines limites auraient été dépassées par la Grande Teutonne, il apparaît bien ridicule, et même dangereusement criminel, d'imaginer que notre plus pressant problème ne serait pas l'Union européenne mais plutôt Marine le Pen.

Sans doute manque-t-il encore à la circonscription l'annonce de la candidature surprise de Jack Lang ou d'un quelconque compère pour que la farce soit complète et assure aux médias un bon audimat lors des retransmissions en direct ou en différé du match homérique, de savoir enfin si de l'immigration ou du fascisme la France est menacée - sans doute ni par l'un ni par l'autre mais de la désindustrialisation qui fait de la sortie de l'euro, de l'Union européenne et du protectionnisme les seuls véritables enjeux.

Car de Marine Le Pen prête à des ententes avec l'UMP ou de Mélenchon qui veut sauver l'euro et l'Union européenne je ne vois là rien de sérieux comme matériaux pour construire une solide opposition d'alternative au libéralisme et à ses chiens de meute. Aussi et bien que en rien désireux de me rendre à Hénin Beaumont mais parce que la députation vise à la représentation de la nation je me ferais ici l'écho favorable des candidats du M'Pep et du PRCF réunis.

 
"Concilier les drapeaux tricolores et rouge"

Dessenne-et-Maison---Henin-Beaumont.jpg"Tous deux forment un ticket commun pour les prochaines législatives. Résidant en Seine-Saint-Denis, Michèle Dessenne, 59 ans, est originaire du Pas-de-Calais (elle est apparentée à l’abbé Dessenne dont une rue d’Hénin porte le nom). Elle, qui fit partie de l’équipe fondatrice du mouvement Attac, n’a pas choisi de se présenter sur la 11 e par hasard. « Cette campagne a une signification nationale.Notre analyse est que la France est prise en tenaille entre les européistes, - UMP, PS, MoDem -, et une xénophobie montante, de Marine Le Pen à Sarkozy. Pour le FN, c’est un test grandeur nature, on ne veut pas lui laisser le monopole d’une campagne sur la sortie de l’Union européenne et de l’euro dont on sait qu’une grande partie de la population a conscience des effets néfastes. » C’est ce qui ressort des échanges avec la population sur les marchés d’Hénin et ses environs. Car le duo et leurs soutiens (le PRCF revendique 250 militants dans la région lensoise) laboure le terrain depuis plusieurs mois, et va organiser plusieurs réunions publiques d’ici le 10 juin, date du premier tour : « Ce n’est pas une candidature de témoignage », assène Mme Dessenne.

Pour la candidate qui se réclame des idées du conseil national de la résistance, la fin de la crise ne peut passer que par la sortie de l’union européenne, « pilier de l’ordre néolibéral mondial » et le retour au franc. « Si l’on ne reprend pas la souveraineté monétaire, on est livré aux marchés et aux intérêts de la dette, et aux politiques de rigueur. Il y a eu une unanimité à réenfourcher le thème de la réindustrialisation. Si on laisse le libre échange en place, comment réindustrialiser ? On se fout de la gueule du monde ! » Le propos du ticket est de concilier les drapeaux tricolore et rouge. « Le capitalisme ne veut plus des nations, on tire le signal d’alarme », souligne Jean-François Maison. Michèle Dessenne : « Il faut forcer le débat tabou à gauche qui est la question de l’union européenne et de l’euro. » .." PLUS d'INFOS ICI

   

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