Réveil - La CGT en meeting pour la retraite à 60 ans et contre la politique d'austérité et de recession de Sarkozy ..

Publié le par DAN

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On ne peut que soutenir l'initiative de la CGT tout en regrettant qu'elle intervienne avec un an de retard et que l'on ait laissé s'essoufler et s'éteindre la forte mobilisation sociale de 2010. On peut encore regretter que dès à présent ne soient pas mis en oeuvre les moyens d'agitation et d'organisation pour un 1 Mai 2012 qui fasse basculer les politiques gouvernementales présentes ou annoncées, que se mettent en place les moyens d'une grève générale nécessaire pour peser dans l'élection présidentielle. Ce n'est pas tant l'isolement de la CGT qui est à craindre que de ne pas voir les salariés agir en fonction de leurs seuls intérêts !

nb. consulter l'ensemble du dossier "Reconquête Retraite" de la CGT.

 

Le meeting a lieu au Zenith de Paris avec des retransmissions en région, à Lyon le 31 Janvier à 13h30 à la Bourse du Travail (Place Guichard).

 
"La CGT a donc décidé d’organiser un meeting sur les questions de l’avenir des retraites et sur la reconnaissance de la pénibilité le 31 janvier prochain.
Avec cette initiative, la CGT compte bien replacer les questions sociales au cœur du débat de la campagne des élections présidentielles.
Les objectifs poursuivis sont notamment la reconquête de la retraite à 60 ans à taux plein et la reconnaissance de la pénibilité.
Le premier point sur lequel je souhaiterai insister, c’est sur le fait que nos propositions en matière de retraite sont en totale résonance avec les attentes des salariés, tous les salariés, qu’ils soient ouvriers, cadres, techniciens, en activité ou déjà retraités, femme ou homme, jeune ou plus âgés.
Les multiples enquêtes d’opinion l’attestent, quand on pose par exemple la question de l’âge souhaité de départ en retraite, pouvoir partir à 60 ans, voire moins, rassemble très largement, toutes catégories confondues. Il en est de même pour le niveau de pension et l’exigence que celui-ci permette un maintien du niveau de vie lors du passage de l’activité à la retraite. Une juste reconnaissance de la pénibilité, avec la possibilité de départs anticipés, fait également consensus dans le monde du travail.
Certains considèrent que la CGT est esseulée sur ses propositions. Nous leur répondons que tel n’est pas le cas puisque nous sommes du côté de la grande majorité des salariés.
Le second point est que ces propositions permettent tout à la fois de répondre aux attentes légitimes des salariés, et de sortir de l’ornière dans laquelle nous ont conduit les politiques mises en œuvre ces dernières années, toutes fondées sur le dogme de la baisse des dépenses publiques et du mal nommé « coût du travail ».
En privilégiant la finance et en maltraitant le travail et les travailleurs en activité ou retraités, gouvernements successifs, patronat et financiers ont pris la lourde responsabilité d’entraîner notre pays dans une crise profonde. Celle-ci se traduit par une augmentation dramatique du chômage et de la précarité, voire de la pauvreté, les plus jeunes et les plus âgés étant les plus touchés. Les plans d’austérité, en France comme dans les autres pays européens, ne font qu’accélérer ce processus infernal. Il ne vous a pas échappé que dans les autres pays européens, les organisations syndicales de salariés ne sont pas restés l’arme au pied. Des mobilisations historiques ont défrayé la chronique dans certains de ces pays, comme en Grande Bretagne. Les syndicats allemands ne sont pas en reste, eux qui se trouvent confrontés à une augmentation de la pauvreté liée à une dégradation salariale sans précédent.
Troisième point, ces propositions sont réalistes et elles peuvent être financées. Nous l’avons montré à de multiples reprises, l’argent existe pour financer une protection sociale et des retraites de haut niveau.
Cela suppose des choix qui n’agréent pas, nous le savons bien, le patronat, Medef en tête, et ses représentants au pouvoir. Ainsi, ils préfèrent satisfaire les actionnaires par le versement de juteux dividendes plutôt que d’augmenter les salaires, embaucher, accorder à la protection sociale les ressources nécessaires. Rappelons à ce sujet que le montant des dividendes distribués en France est du même ordre que la totalité des dépenses de retraite : 236 Mds d’euros en 2009 pour les dividendes et assimilés selon la Comptabilité nationale. Accordez-nous qu’en soustraire une petite partie pour financer la protection sociale qu’attendent des millions de salariés ne mettra pas les actionnaires sur la paille.
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Toute l’agitation du moment autour de la TVA sociale et de la compétitivité des entreprises ne poursuit qu’un but, préserver et augmenter les dividendes des actionnaires et reporter le financement de la protection sociale sur les ménages.
Vous l’avez compris, notre initiative du 31 janvier ne constitue pas une fin en soi. Il s’agit bien pour nous d’engager une nouvelle campagne de luttes et de mobilisations sur le thème de la retraite pour l’année qui vient de débuter, avec bien entendu le temps fort de la campagne des présidentielles. Mais nous avons aussi pour ambition de peser dans le débat qui devrait s’engager sur la mise en œuvre d’une réforme systémique début 2013, débat prévu par la loi de novembre 2010."
   

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