Contre feux. La Confederation européenne des syndicats en grève le 14 Novembre.

Publié le par DAN

 

Un contre feu c'est le moyen de contenir le mouvement social réel, d'orienter le feu de la colère sociale sur des objectifs illusoires, "l'europe sociale", "l'autre europe" dont on ne voit pas très bien par quel miracle elle surgirait des entrailles du libéralisme.

Je passe sur le galimatias des lobbystes de la Confédération européenne des Syndicats (CES) qui à l'évidence n'ont que l'expérience des couloirs de Bruxelles :

"une journée d'action et de solidarité le 14 novembre prochain en vue de mobiliser le mouvement syndical européen derrière les politiques de la CES telles que décrites dans le contrat social pour l'Europe." pour conclure "Il (le Comité executif) insiste sur le fait qu'une solidarité active, le progrès social et la responsabilité démocratique doivent faire partie du projet européen. Il considère essentiel qu'un protocole de progrès social soit une part intégrante et opérationnelle de tout nouveau traité. La CES évaluera, sur cette base, tout nouveau progrès de l'intégration européenne."

Ainsi ce sont les "nouveaux progrès de l'intégration  européenne" qui sont l'enjeu de "la journée d'action" du 14 Novembre telle que concue par la CES.

Pour ma part je n'ai nul besoin d'en savoir plus sur cette intégration pour évaluer dès aujourd'hui les méfaits du libéralisme et de l'Union européenne.

Sans doute certains espèrent déborder cet objectif, inscrire cette journée d'action dans une préparation d'une grève générale "européenne". Mais cela devrait encore s'inscire dans une critique de la FORCE D'INERTIE des appareils confédéraux autant que dans la reprise des objectifs de rejet de la Troika, de l'Union européenne et du FMI.  

Il y aurait davantage à attendre - à moyen terme - d'un rapprochement des mouvements sociaux réels qui agitent l'ensemble du bassin méditerranéen, en Grèce, en Espagne comme en Egypte, en Turquie, par un déplacement du "centre" de nos réflexions, objectif qui pourrait être atteint par la multiplication des rencontres, mêmes informelles.          
 

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