Woerth multirécidiviste ? - déchéance morale du sarkozysme.

Publié le par DAN

Les échos de la Fraternité du Fouquet's

Beaucoup de bruit autour du débat sur la déchéance de nationalité, pour en cacher une autre, la déchéance morale du sarkozysme - celle-ci bien réelle et pesante sur notre économie. Et comme l'instruction du procureur Courroye ne semble pas très incisive, la presse, au gré des titres, poursuit son enquête.

Ainsi après l'affaire Bettencourt, une sombre affaire de financement de l'Ump contrepartie de facilités fiscales, l'affaire des champs de courses et du golf de Compiegne, voilà une affaire d'héritage qui refait surface. Pour simplifier parlons d'affaire Woerth bien qu'il soit peu probable que Nicolas Sarkozy n'ait pas été informé

Mais peut être plus que la délinquance à quoi nous ont acoutumé les membres de l'oligarchie, ce sont les moyens mis en oeuvre pour désesperement sauver Eric Woerth qui deviennent irritant - passons sur les déclarations de l'Elysée dont chacun connait la pertinence, relevons le "faux rapport" de l'IGF et, si j'ose m'exprimer ainsi, le "faux procureur".

Au final il se pause une nouvelle question - faudra-t-il expulser tous ces déchus de la république vers la Suisse ou la Hongrie ? Pour ma part je ne voudrais pas desesperer les gardiens de prison. snoopyberet

La presse libre

poursuit

l'instruction.

 

   

(en l'absence de juge)

Eric Woerth est intervenu en 2008 dans la succession du sculpteur César, selon Libération

PARIS — Eric Woerth est intervenu en 2008 alors qu'il était ministre du Budget pour obtenir un dégrèvement fiscal de 27 millions d'euros sur la succession du sculpteur César, affirme le quotidien Libération à paraître mercredi.

Libération reproduit des extraits d'une lettre datée du 24 avril 2008 et signée d'Eric Woerth qui, selon le journal, "démontre sans ambiguïté qu'Eric Woerth a fait peser tout le poids de sa fonction pour obtenir un dégrèvement fiscal" sur cette succession.

Cette intervention aurait eu lieu après des "pourparlers avec l'exécuteur testamentaire du sculpteur", Alain-Dominique Perrin, président de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, "comptant par ailleurs parmi les grands donateurs de l'UMP", affirme Libération.

"Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur l'affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l'enquête réalisée par l'IGF a blanchi Eric Woerth. L'opposition, au contraire, a souligné que l'IGF, et donc son patron, était directement placée sous la tutelle de Bercy qui lui a d'ailleurs commandé ce rapport. Une proximité qui entacherait son indépendance. De fait, Eric Woerth et son cabinet entretiennent en effet une relation particulière avec l'IGF.

Le successeur d'Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l'IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n'a pas été relevé jusqu'alors, c'est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l'IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n'a pas été commandé à l'IGF en tant qu'institution comme cela se pratique d'habitude, mais à son chef, Jean Bassères. "L'IGF n'a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l'IGF mais de son patron", expliquait-il.

Bassères a donc dû enquêter sur l'homme qui l'a conduit à occuper ce poste prestigieux. Sur le ministre mais aussi sur son cabinet, dont le directeur, Sébastien Proto, a commencé sa carrière… à l'IGF. Ajoutons que le prédécesseur de Sébastien Proto, Jean-Luc Tavernier, lorsqu'il a quitté le cabinet d'Eric Woerth a rejoint… l'IGF. .." Nv Obs 30/07/10

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 woerth presse

Publié dans AFFAIRE WOERTH

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