Une voie parlementaire de sortie de crise est elle possible ?

Publié le par DAN

sarko hollande
 
Les apprentis sorciers de la crise.
 

Des particularités de la crise économique et financière qui conduisent à m'interroger sur la pertinence d'une voie parlementaire pour sortir de cette situation, particularités qui ne s'imposaient pas dans la crise économique de 1929, c'est bien le rôle prédominant joué par les institutions.

Rôle tout à la fois dans la mise en place des instruments de la crise, l'Union européenne et l'euro d'abord, définition du rôle de la Banque centrale européenne ensuite.

Instruments qui vont à leur tour accélérer l'action prédatrice des acteurs de la crise, les Banques et les spéculateurs, sur la bulle immobilière d'abord, sur la dette publique ensuite - bien que celle-ci résulte en grande partie des milliards investis pour "épargner" aux spéculateurs et aux Banques les conséquences de la spéculation immobilière.

Car sur le fond qu'elles sont les institutions qui ont mis en place les instruments de la crise, en préalable un élément idéologique chargé d'assurer la cohésion des actions mises en place, l'idéologie "ultra-libérale", en fait le libéralisme conduit à ses cohérences extrêmes.

Enfin les organisations institutionnelles, à savoir les Partis politiques qui coordonnent l'action de l'oligarchie en maintenant par exemple une diversité de propositions suffisante sur des "thèmes de société", de l'identité à l'homophobie, pour mobiliser quelques troupes, pas trop nombreuses, de la bourgeoisie et petite bourgeoisie et assurer un "verni démocratique".

La cohésion est alors assumée quand les organisation institutionnelles agissent de concert pour faire accepter les instruments de la crise, comme l'adoption du Traité de Lisbonne en 2007 par voie parlementaire quand il fut rejeté en 2005 par le suffrage populaire.

Faire payer la crise par nos enfants c'est en reporter la solution sur les décennies à venir, avec l'espoir de voir se constituer des organisations alternatives accédant à la supprématie parlementaire, mais les verrous sont nombreux et déjà les médias ou l'éducation dans l'idéologie libérale.

L'autre solution plus rapide et répondant à l'urgence du moment consistant dans la mise à bas des institutions et des instruments de la crise, la condamnation de ses acteurs responsables. C'est amplifier la leçon donnée par l'Islande.

Et bien que j'entends souvent évoquer "la Résistance" ou défendre "le chant des partisans", j'ai peu d'espoir de nous "voir" sortir de la crise autrement que plus misérable pour l'enrichissement de quelques uns, par la voie parlementaire donc, - heureusement pour lui, Marx est mort sans avoir à connaître ses "héritiers".

snoopyberet

 

Publié dans POLITIQUE

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