la CGT boycotte les voeux de Sarkozy - un message sans ambiguité..

Publié le par DAN

Le Résident de l'Elysée, le Medef et l'UMP pensaient avoir tourné la page du conflit sur les retraites, ils pensaient que la CGT oublierait le mépris affiché par ce gouvernement de l'argent roi, des affaires et du "bling bling" pour les partenaires sociaux.

Le Résident de l'Elysée soutenu par des responsables du Parti socialiste pensait pouvoir poursuivre sans plus de résistance son agression sur le temps de travail, les 35 heures. 

Il n'en est rien et ce boycott exprime l'opinion des millions de manifestants, d'un mouvement social toujours prêt à rebondir. Ce boycott sonne comme un avertissement adressé à l'Elysée, à l'UMP aussi bien qu'au Parti socialiste. 

Vendredi l'Intersyndicale organise un premier rassemblement des cheminots pour la défense de leur régime retraite, rien n'est joué - Alors qu'il se confirme qu'il serait dangereux au regard des discours des leaders du parti socialiste d'attendre 2012 les bras croisés, nous devons gagner aujourd'hui la retraite à 60 ans pour tous ! nous devons gagner aujourd'hui la bataille de la réduction du temps de travail ! 

Cette décision de la direction confédérale appelle deux commentaires. le boycott de la CGT est une réponse à l'appel à la guerre de classe lancé par Sarkozy, l'Ump, le Medef et aujourd'hui une fraction du Parti socialiste (Valls, Collomb,..), aujourd'hui la République est dans la rue ! et non pas dans les salons de l'Elysée ou de la rue de Solferino. Le départ à la retraite d'un responsable confédéral objet de nombreux commentaires médiatiques n'a en rien altéré la volonté des adhérents, des militants CGT et de leurs représentants, comme proclamé au long des cortèges de l'automne, la CGT est prête à relever le défi de la guerre de classe ! 

L’année 2010 à été marquée par la mobilisation sociale unitaire pour s’opposer à la réforme des retraites fondées sur des bases injustes et inefficaces.

Face à ce mouvement d’ampleur exceptionnelle de plusieurs mois, soutenu par une très large majorité de la population, qui revendiquait l’ouverture de réelles négociations, ce fut l’intransigeance du coté du Président de la République et le dédain à l’égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l’avenir pour des millions de salariés.

 

C’est dans ce contexte que se présente la cérémonie habituelle des vœux de l’Elysée aux « forces vives » du pays. 

Sans nul doute l’encouragement au « dialogue social » et la nécessité de « syndicats forts » seront classiquement présents dans les vœux présidentiels.

 

La CGT refuse d’apporter son concours à ce simulacre, elle décide par conséquent de décliner l’invitation de la Présidence pour les vœux de 2011. 

Le mouvement sur les retraites a mis en évidence la nécessité de revoir les politiques d’emploi, de conditions de travail et du temps de travail, les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises ...

 

Plutôt que d’apporter des réponses à ces revendications, plusieurs responsables politiques, largement relayés par les médias, lancent une attaque en règle sur le temps de travail et les salaires en mettant les 35 heures dans leur ligne de mire. 

La CGT dénonce avec la plus grande fermeté cette offensive visant une fois encore à culpabiliser les salariés en arguant des coûts excessifs du travail dans notre pays.

 

La CGT appelle ses organisations et les salariés à résister à toute velléité d’aggravation des conditions de vie et de travail qu’entraînerait la remise en cause des 35 heures dans le public comme dans le privé. 

La meilleure réponse est d’être, ensemble, exigeants et mobilisés pour la prise en compte des revendications sociales dans les entreprises et les branches professionnelles.

 

Montreuil, le 5 janvier 2011

 

 

 

Suivez toute l'info de la CGT sur Facebook, luttes, orientations, avec la Federation CGT des cheminots :

 

 

cgt-cheminots.jpg

Publié dans SOCIAL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article