Tourisme - La Grèce invente les ruines du XXI° siècle (Union européenne)

Publié le par DAN

Union Européenne - la violence et l'austérité.

"La crise est économique et sociale, mais aussi démocratique et politique. La classe politique grecque reste sourde aux exigences des citoyens, tandis que l'Union européenne exerce une violence sans précédent contre l'un de ses pays membres, prélude à d'autres violences contre d'autres pays. Il faut croire que la Grèce est pour les classes dominantes un laboratoire pour tester jusqu'où elles peuvent aller dans la pression exercée sur les peuples." ATTAC Fr 13 Février 2012

Ce ne sont pas tant les violences qui accompagnent la politique de l'Union européenne qui m'inquiètent que l'absence d'alternative(s) qui donne à ces manifestations une perspective crédible, autrement que nous dire : l'Union européenne pourrait être différente "si" .. Car "l'utopie" est là, le rêve creux qui génère ce desespoir, cette violence sans perspective ni but compréhensible et donc mobilisateur.

Ainsi quelques "idiots utiles" cèdent au jeu des provocations policières, à la manifestation d'un anti-capitalisme viscéral qui mériterait d'être plus intelligement mis en oeuvre. 

Comme je l'écrivais précédement, la Résistance à laquelle j'entends nombre d'appels plus ou moins crédibles commencera par des actes de sabotage des institutions européistes, les grecs tâtonnent sur ce chemin depuis quelques temps déjà, mais leur histoire n'est pas moins riche d'exemples historiques que cette situation provisoire, de mutation, puisse nous inquiéter.

Aussi c'est d'Espagne, du journal de la CGT anarcho-syndicaliste, que nous reprenons quelques descriptions sur les évènements d'Athènes, d'une autre europe en construction puisque dans le même temps au Portugal des centaines de milliers de manifestants dénonçaient cette même troika. D'une autre Démocratie. 

Lire :  Grèce et Union européenne - Plutôt l'extrême droite que le risque démocratique
 
POI---Dehors-la-troika--.jpg  PARIS - Manifestants d'extrème gauche (Février 2012)
".. Une grande partie du peuple grec est opposé à ces mesures économiques, en disant qu'elles sapent le bien être et le développement social. Les gens demandent que les réductions soient appliquées aux banques et aux autres institutions financières, considérées comme seules responsables de la crise économique.
Début d'après midi des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Syntagma, la place Omonia et les différents points de la capitale et ont bloqué la quasi-totalité d'Athènes central pour exprimer leur désaccord contre le pacte entre le gouvernement et la Troïka, formé par le Fonds monétaire international (FMI), Banque centrale européenne et l'Union européenne.
On pouvait voir beaucoup de drapeaux grecs et de banderoles contre la troïka et contre la chancelière allemande Angela Merkel portés par des manifestants de tous les âges.
Quand le chanteur Mikis Theodorakis essaye de faire pression sur la police pour pouvoir entrer au Parlement, les agents stationnés là commencent à tirer du gaz lacrymogène. Les manifestations sont ainsi réprimé durement par la police.
"Ils envoient des gens payés pour semer le trouble. De cette façon, ils peuvent justifier le gaz lacrymogène et nous empêcher de protester devant le parlement", se plaint Christos, environ 40 ans. Il a ajouté: "Tout ce que je veux, c'est que les députés écoutent."
"Ce gouvernement n'a aucune légitimité pour signer le contrat avec la troïka. Ce sont des traîtres au peuple grec", se plaint un homme de 50 ans qui portait une banderole appelant à des élections et appelant  "les peuples de l'Europe du Sud" à se rebeller." (Rouge et Noir)
   

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