Syndicats et TPE, le "toujours plus" de l'Ump et JF Copé - Woerth et Sarkozy mis en échec.

Publié le par DAN

Les cadeaux fiscaux ne leur suffisent pas !

On savait déjà que l'opération visant à baisser la TVA à 5,5% chez les artisans et restaurateurs n'avaient pas suscité l'emploi promis (régularisation du travail au noir) ou encore une baisse des prix affichés voir des investissements. Conformément à la morale de la société sarkozienne l'argent aura été dans la poche des petits patrons, l'enrichissement des uns se satisfaisant alors des déficits publics ou de la fermeture des hopitaux et maternités, de l'insuffisance du nombre des maisons de retraite. Comme hier lors de la création de la sécurité sociale, les professions indépendantes auront choisies la très courte vue.

Bien davantage que l'intérêt de la France qui necessite d'élargir davantage le dialogue social y compris dans les grandes entreprises - que l'on se souvienne des suicides à France Télécom, à Renault, .. ou encore d'agriculteurs, de policiers - la situation de nombreux corps de mêtiers est à ce point catastrophique que le vote de l'Ump derrière JF Copé peut être qualifié sans détour de criminel; Ce sont des intérêts particuliers, politiciens - soucieux de préparer dès aujourd'hui l'après Sarkozy qui auront déterminé un vote clientéliste.

Bien que surfant sur la vague de l'affaire Woerth les opposants Ump à Sarkozy auront refait les mêmes erreurs - JF Copé liant son destin à celui d'un clan plutôt que de la Nation.

 

".. Copé vainqueur par K.-O. Dans la nuit de mercredi à hier, emmenés par leur chef de file et comme annoncé, les députés UMP ont rejeté l'amendement d'Eric Woerth visant à instaurer des commissions paritaires chargées de soutenir le dialogue social dans les TPE (moins de 11 salariés). La réécriture très a minima de la partie polémique du texte, l'insistance du ministre du Travail et le soutien du PS, du PCF et du Nouveau Centre, dans un étonnant débat à front renversé, n'auront pas suffi.

Comme un seul homme, les députés de la majorité ont balayé la mesure dans un geste dont la portée est aussi politique, tant le rejet d'une mesure gouvernementale par sa majorité parlementaire reste un fait très rare. L'opposition a sauté sur l'occasion pour enfoncer le clou. Pour le député PS Alain Vidalies, « dans le contexte d'aujourd'hui » (l'affaire Bettencourt), la fronde des députés UMP « ne peut être interprétée que comme une désolidarisation du gouvernement».  Jean-Marc Ayrault, président du groupe des députés PS, y voit lui aussi « un coup bas » contre un « ministre affaibli » et le signe d' « une crise politique, voire morale ». .." Les Echos 09/07/10 

tiers--tat-fardeau-des-privil-ges.gif 

Publié dans SOCIAL

Commenter cet article