Sarkozy, une victoire qui scelle l'Union de la gauche ? (retraites)

Publié le par DAN

Il pourrait sembler aujourd'hui que la victoire de Sarkozy soit de courte durée (2 ans au mieux) car la mobilisation était belle sur le pavé lyonnais même si elle fut principalement le fait de la seule CGT. Une Confédération qui si elle n'échappe pas à mes critiques fait la preuve de son profond ancrage populaire et d'en garder la promesse de toutes les potentialités.

Le rassemblement déjà avait des allures de sit-in colloré et bon-enfant, les retraités comme les grêvistes étaient heureux de se trouver là en nombre, la manifestation trainait à démarer. Et puis, réconfortantes, les banderolles de quelques industries prestigieuses, Rhodia, RVI (Berliet) et les HCL - des pompiers et pour tout dire il y avait encore de la réserve pour les jours à venir avec l'absence remarquée des cheminots et d'autres que les luttes des derniers mois n'avaient pas épargné.

Si tous étaient là pour défendre la retraite à 60 ans à taux plein, il fallait entendre au porte voix syndical le militant s'interroger, était il nécessaire d'aller au ministère, il n'y avait là rien à négocier ! et l'on sentait s'exprimer bien plus que du ressentiment.

Et dès le départ de la manifestation les organisations politiques qui se sont résolues à un meeting commun ce 10 Juin diffusaient le tract commun signé de personnalités et le Parti socialiste, en groupe compact à l'approche de son siège social, ses dernières propositions - et donc pas celles du FMI - pour le retour à la retraite à 60 ans - un peu boudé quand même par les manifestants.

Peut être faudra-t-il un jour remercier Nicolas Sarkozy d'avoir jeter les bases d'une nouvelle union des gauches en lui offrant comme symbole une revendication qui fait l'unanimité des classes populaires.

Retour de manif ..  

"Contrat rempli pour les six organisations syndicales qui appelaient à manifester ce jeudi “pour la défense de l’emploi, des salaires et des retraites” . Surtout les retraites. 16 000 personnes selon les syndicats et 8 000 selon la police ont défilé de la Manufacture des Tabacs à la place Bellecour.

Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires) appelaient ce jeudi à une journée nationale d’action “pour la défense de l’emploi, des salaires et des retraites” . C’est surtout des retraites dont il était question. Grève et manifestation étaient au programme à Lyon comme ailleurs.

Du côté des grévistes, nous n’avons que des informations très approximatives. La CGT du Rhône parle d’une « cinquantaine d’arrêts de travail ». Chez les enseignants, la FSU évoque « environ 40% de grévistes dans le secondaire ».

La manifestation qui s’est élancée de la Manufacture des Tabacs à 10h30 a, quant à elle, été bien suivie puisque 16 000 personnes, selon les syndicats, ont défilé jusqu’à la place Bellecour. La police n’évalue qu’à 8 000 le nombre de manifestants. Les organisateurs lyonnais qui avaient choisi le parcours « grande taille » ont réussi leur pari.

La CGT a particulièrement mobilisé. Les banderoles de la chimie, de la métallurgie, de différents services publics (HCL, Pôle Emploi, Ville de Lyon,…) constituaient plus de la moitié du cortège. Le secrétaire de la CGT du Rhône, Pierre Coquan se félicite d’une « bonne mobilisation  » autant dans le public que dans le privé : « Notre discours est très bien reçu dans les entreprises. Face à une logique médiatique qui présente l’allongement de la durée de cotisation comme la seule alternative, Notre seule arme est d’aller au contact des salariés  ». Pour lui, « ce rapport de force est en train d’être construit  ».

...

Unitaires, les syndicats entendaient marteler une idée, inscrite sur la banderole de tête de la manifestation : « Pour une autre répartition des richesses  ». Appliquée à financement des retraites, cela signifie mettre à contribution les revenus du capital, et non pas essentiellement les salaires. Et, visiblement, il n’y a pas que les syndicats qui défendent cette idée. Les principales familles politiques de gauche (PS, PC, les Verts, Parti de Gauche, NPA, Lutte Ouvrière, les libertaires) arpentaient également le pavé lyonnais." LyonCapitale 27/05/2010 

 FE greve

 

 

27 MAI

Manifestations,

Grêves,

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La CGT, la CFDT, la FSU, l'Unsa et Solidaires souhaitent "interpeller les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir", lit-on dans leur déclaration commune.

Ces syndicats, qui ont manifesté ensemble pour le 1er-Mai, critiquent le gel en valeur des dépenses de l'Etat et les économies prévues à partir de 2011 annoncées jeudi.

"CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa condamnent cette annonce et considèrent que la réduction des déficits ne peut être envisagée sans assurer la cohésion sociale et la réduction des inégalités, en particulier par une fiscalité plus redistributive", écrivent-ils.

Concernant la future réforme des retraites, ils jugent que "la concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n'offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société".

Ils déplorent aussi que "les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l'âge légal de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant".

Freche Collomb 2010Sans commentaires .. PARTIS — Le sénateur-maire de Lyon a affirmé mercredi qu'il ne manifesterait pas jeudi lors de la journée de mobilisation syndicale sur l'emploi et les retraites, car ce n'est pas son "rôle", estimant en outre que le PS au pouvoir devait éviter les "erreurs" de 1981.

Publié dans SOCIAL Lyon

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