Reflexions sur un Premier Mai et le syndicalisme.

Publié le par DAN

Réflexions sur un 1° Mai (2010)

Un premier Mai à l'image du climat - maussade. Sans doute une condition substantielle était remplie pour un échec, le manque de préparation - et je ne prendrais qu'un exemple, à l'heure ou je j'écris ces lignes, ce lundi 3 Mai le site de l'UD CGT du Rhône annonce encore bravement la manifestation (à peu près réussie celle-là) du 23 Mars ! .. et déjà j'avais noté avec quelque surprise qu'aucun autre rendez-vous n'était donné aux manifestants. 

Que peut on espérer négocier dans ces conditions ? - de nouvelles aides pour les fonctionnaires syndicaux (permanents des Confédérations) ou pour les Bureaux d'études et autres organismes de formation satellites; le fameux syndicalisme de service, mais on se demande bien à qui ..

Déjà lors des conflits de l'automobile (Continental, ..) ou d'autres secteurs de l'industrie touchés par les délocalisations et les licenciements les salariés avaient constaté la prudence sinon l'absence des leaders des Confédérations syndicales - j'avais sur ce point regretté que les syndicats en lutte ne soient pas .. confédérés !

Il serait infiniment erroné de laisser la question syndicale en suspens, d'imaginer que le monde de ces organisations échappe à la lente décomposition que l'on constate dans l'univers de la politique ! En réalité l'autogestion ne doit pas être considérée comme un simple mode de gestion de l'outil économique il est également un mode de réappropriation de ses luttes et de ses revendications fédéré par le syndicalisme.

En ce sens le syndicalisme est un outil de transformation sociale - comme hier les communes, qui ne peut se satisfaire de l'apolitisme proné par certains de manière souvent interressée - qu'il soit donc celà ou qu'il cède sa place à d'autres formes d'organisation des luttes.

Car c'est bien de celà dont il est question, d'organisation, lorsque l'on évoque la grêve générale. Point de vue heureusement partagé par des syndicalistes. 

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En est-il autrement des patrons des Confédérations ?

".. La décomposition de ce syndicalisme de classe a pour conséquence de produire un discours idéaliste en rupture avec la culture ouvrière. Tout travailleur sait qu’un produit ou un service ne peut être façonné qu’avec des outils spécifiques et adéquats. Cette évidence ne fait plus partie de la réalité militante des oppositions anarcho-syndicalistes qui partagent avec la majorité confédérale une vision intellectuelle de la lutte. On y parle alors de stratégie syndicale sans réfléchir à la question des outils nécessaires pour mettre en œuvre ces perspectives. Ainsi l’appel incantatoire à la grève générale apparaît sous une forme caricaturale. Car les militants qui préparent réellement la perspective de la grève générale savent très bien qu’elle est irréalisable avec des syndicats d’entreprise et des UL fragilisées par l’absence en leur sein de la majorité des militants « lutte de classe ». On a même pu observer récemment la création d’une nouvelle tendance syndicale qui se présente sous forme …d’un blog internet et dont des militants sont clandestins dans leur propre syndicat ! Le XXIème siècle deviendra t-il celui du syndicalisme virtuel ? .." Syndicaliste.fr  

 

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Révoltes ouvrières, Proudhon et le siècle.

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