Protectionnisme - comment résister aux conséquences du néolibéralisme.

Publié le par DAN

  Le droit à une bonne vie

  Il est toujours surprenant de voir un pays se laisser déposséder de ses industries, être mis au chômage, au nom d'un dogme idéologique - certains voudraient nous faire croire dans le même temps qu'il en serait fini des totalitarismes, on ose à peine imaginer à quel désastre nous aurions échapper, mis comme nous le sommes au régime économique et policier de l'ancienne RDA, ou presque et la mesure ne tardera pas à être franchie, pensez donc le dépistage dès la Maternelle !

Sans doute faudrait il que les forces vives de la Nation veuillent agir, la jeunesse dont nous voyons qu'elle se tient en retrait mais envers laquelle nous devons garder espoir et revenir à des rêgles de vie en commun qui seules sont garanties de démocratie et de libertés et non le grand bazar de la communauté européenne et du marché mondial et à négocier avec ces autres nations également éprouvées, la Grêce, l'Espagne, d'autres rêgles dont celles du protectionnisme à l'égard des productions à bas coûts, Inde, Chine, ..

Certes il n'est jamais trop tard pour réagir, mais chaque année qui passe aggrave la situation de notre petit pays - et il est bien assez tôt pour agir, alors. 

 

Le temps des promesses - l'industrie automobile et l'europe.  
"... L’alternative au protectionnisme et aux montants compensatoires est simple : soit voir autrui nous imposer ses choix en matière sociale et écologique, soit imposer les nôtres. Le libre-échange signe donc la mort de la liberté de choix dans les systèmes sociaux et économiques.

Reconstruire le marché intérieur sur des bases stables

C’est ce que montrent les échecs répétés de toutes les tentatives pour construire une « Europe sociale », grande illusion des socialistes et des écologistes, ou tout simplement pour aboutir à l’harmonisation fiscale. Sans des mesures susceptibles de pénaliser les stratégies de dumping social, fiscal et écologique, la loi du moins-disant s’impose. La combinaison du libre-échange et de la rigidité monétaire de l’euro rend nécessaire, du point de vue des entrepreneurs, l’immigration clandestine. Le sans-papiers n’est pas couvert par le droit social existant. L’immigration devient alors l’équivalent d’une dévaluation de fait et d’un démantèlement des droits sociaux face à la pression de la concurrence importée.

Quoi qu’en disent les gouvernements, le retour au protectionnisme devient inévitable. Loin d’être un facteur négatif, il pourrait permettre une reconstruction du marché intérieur sur des bases stables, avec une forte amélioration de la solvabilité tant des ménages que des entreprises. C’est pourquoi il sera un élément important d’une sortie durable de la crise actuelle, et doit être au plus vite un point central d’un débat public sans totems ni tabous."

Jacques Sapir

LeMondeDiplomatique

"Le libre-échange, mis en œuvre avec fanatisme par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et l’Union européenne (UE), est l’outil principal des politiques de mondialisation organisées par les classes dirigeantes. Elles gonflent leurs profits en réorganisant le travail à l’échelle planétaire afin d’écraser les salaires et les salariés. En mettant les travailleurs en concurrence, c’est toute la politique sociale, partout, qui est tirée vers le bas. Mais la conscience des dégâts provoqués par le libre-échange se renforce dans des pays et milieux sociaux très divers. Le bilan du libre-échange apparait catastrophique, tant pour les pays du Nord dont les emplois industriels sont délocalisés, que pour les pays du Sud qui ne parviennent pas à développer leur agriculture et leur économie. S’ajoute à ce bilan l’impact très négatif du commerce international sur l’environnement et le climat. 
Si le tabou reste encore vivace, l’idée du protectionnisme – ou de mesures protectionnistes – gagne du terrain. .
" M'PEP Nikonoff 25/03/10

LIRE

Immigration, de la nécessité du contrôle et du protectionnisme.


M'Pep - La révolte des enfants sages, un château de sable en europe.

 


La Poste en première ligne. La Nation démantelée, un rêve européen.

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