Programme Euro contre nourriture : Bruxelles le début de la faim.

Publié le par DAN

Le Meilleur des Mondes.

Les chefs d’état européens ont adopté hier soir un nouveau plan pour la Grèce. Ce énième dispositif est la démonstration de l’échec et de la nocivité des premières mesures prises. Elles consistaient en un remboursement à marche forcée de la dette et en une saignée du peuple grec.

La contagion à l’Espagne, au Portugal et à l’Italie a contraint au sommet de Bruxelles car il y avait le feu à la maison Euro. Mais l’incendie n’est pas éteint malgré les 158 milliards qui vont être déversés.

109 milliards viendront de l’Europe et du FMI. 49 milliards du privé, c'est-à-dire des banques et des assurances. Pour desserrer l’étau, un mécanisme de rachat de la dette a été mis en place.

La contrepartie de ce plan demeure une austérité draconienne pour les citoyens grecs. Or, ce poison-là les prive de toute perspective de connaître une croissance et un développement nouveaux.

Mais il y a pire dans les mesures adoptées hier : une démarche aboutissant à imposer les règles de l’austérité à tous les membres de la zone Euro, une logique fédérale que les français ont rejetée par référendum en 2005. Chaque nation est désormais sous surveillance permanente et renforcée, ce que les dirigeants européens appellent « une nouvelle gouvernance de la zone Euro » ou selon Nicolas Sarkozy « un gouvernement économique européen ».

Je le répète : il n’existe d’issue que dans la reconquête par les nations et par les peuples de leur souveraineté, par la mobilisation et la maîtrise des moyens économiques et financiers au service de la relance de la consommation, de la croissance et de l’emploi. Sur ces bases là, de nouvelles coopérations en Europe sont possibles.

L’urgence est de sortir de l’Euro et de sa logique dévastatrice. André GERIN, député du Rhône, le 22 Juillet 2011 

La Fraternité du Fouquet's contre les Resto du Coeur ? 

Les bénéficiaires du "Plan d'aide à la Grèce" commencent à être connus, quelques noms parmi les amis de Nicolas Sarkozy, la Fraternité du Fouquet's, qui sont autant de spéculateurs sur la dette des Etats ou des spéculateurs moins avisés, quelques banques françaises.

Les premières mesures d'austérité sont connues, ce sont déjà les 480 millions d'aide alimentaire pour les plus démunis - après la remise en cause des retraites, les premières attaques contre le Smic ; après la remise en cause des services publics, les délocalisations annoncées à Peugeot Citroen ; après les suicides chez Orange France Télécom, chez Renault, .., les suicides annoncés à l'ONF ; ..

Les Confédérations syndicales hésitent à mobiliser, on peut les comprendre, les élections ne sont certainement pas, pas seulement en tout cas, la solution.

En attendant, après la généralisation de la video surveillance, les lois légalisant le recours aux milices armées, voilà le fichage bio-métrique .. la révolution, seule solution réaliste, ne sera pas une "thé party".   

En France tout commence, aussi, par des chansons, "Aux armes citoyens ! .." 
secours populaire (a)
 
Alerte alimentation :
la mobilisation se poursuit !

Le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) doit être amputé de 400 millions d'euros (75% de son montant) en 2012.

En 2011

Le programme européen d'aide aux plus démunis est de 480 millions d'euros pour l'Europe. Il permet d'apporter de l'aide alimentaire à 13 millions de personnes. Il correspond à 1% du budget de la PAC (politique agricole commune) et représente environ 1 euro par Européen.
En France
, le programme est de 72 millions d'euros. Il aide près de 4 millions de personnesà se nourrir par l'intermédiaire de quatre associations (Banques alimentaires, Croix-rouge, Restos du cœur et Secours populaire français).

Pour 2012

La Commission européenne a décidé que, pour l'Europe, le budget sera diminué de plus de 75% : le programme passera de 480 à 113 millions d'euros. Pour être ensuite peut-être menacé de disparition. La part de la France sera amputée de prés de 80%. Elle tombera de 72 à 15 millions d'euros.

Pour le Secours Populaire qui apporte une aide alimentaire à 1,3 million de personnes, ce programme représente plus de la moitié des produits distribués. Derrière les chiffres, se cache la détresse d'enfants et de familles, de personnes âgées de chômeurs, de travailleurs pauvres, de jeunes... Cette restriction aurait des conséquences dramatiques sur le quotidien des personnes déjà victimes de beaucoup trop de privations. Le "Livre porte-voix de la pauvreté" édité par le Secours populaire en octobre 2010, en témoigne : des familles avec enfants dont le frigidaire est vide le 15 du mois, car il faut payer le loyer, les factures... ; les pensions de retraites insuffisantes pour s'alimenter correctement après toute une vie de travail... Une phrase revient "Heureusement, le Secours populaire m'aide pour la nourriture". Qu'arrivera-t-il si plus de la moitié de cette aide disparaît ? [SECOURS POPULAIRE]

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