Police, Justice, le meme manque de moyens, le meme Sarkozy.

Publié le par DAN

La France de Sarkozy, les Villages de Potemkine.

Point - Lyon RoyalAprès la contestation des CRS concernant la dissolution d'au moins deux compagnies, ce fut le tour des Gendarmes puis de la Police nationale de s'exprimer sur la poursuite de la diminution des effectifs. Pour la Justice, il n'est besoin que de constater la lenteur des affaires - qui doit bien arranger certains ministres ou leurs amis, ou encore de savoir qu'il n'est meme plus de prisons pour accueillir les condamnés à des peines légères, voilà l'état général de la police et de la justice en France.

Nous sommes loin des claquements de talonnettes du pouvoir, et s'il n'est plus besoin de construire de faux villages à la manière de Potemkine, c'est que les médias pourvoient largement en "fausses images" et "fausses nouvelles". Comme son ami Berlusconi, Sarkozy veut museler la Justice et avec elle la démocratie. Le déplacement des Magistrats ou des dossiers en cours d'instruction (Bettencourt, HSBC) ailleurs les freins mis à cette même instruction (Karachy, ..) sont des illustrations partielles de la dérive du pouvoir.

La question est de savoir ou celà nous conduit, pas nécessairement devant des urnes électorales.  

"Si les syndicats de police se sont félicités d'avoir évité de justesse, lundi, la fermeture de deux compagnies de CRS (les 280 postes seront finalement redéployés), ils savent pertinemment que des réductions de postes sont inévitables. La révision générale des politiques publiques (RGPP), qui a déjà entraîné la suppression de plus de 4.000 postes de policiers depuis sa mise en place en 2007, doit se traduire cette année par 712 postes en moins côté police (en équivalent temps plein travaillé) et 957 côté gendarmerie (en tenant compte des entrées et des sorties)." Les Echos (extrait) 03/02/2011 "Après les premières mises en cause formulées par les ministres de l'Intérieur et de la Justice en début de semaine, les syndicats avaient fait valoir que plusieurs rapports et courriers avaient été envoyés durant l'année 2010 à la Chancellerie pour l'avertir de la situation critique dans laquelle se trouvaient à la fois les juges d'application des peines du tribunal de Nantes et les services pénitentiaires d'insertion et de probation. « A Nantes, il aurait fallu 40 conseillers d'insertion et de probation, là où il n'y en avait que 17 », estime Virgine Valton, de l'USM.  Pour les syndicats, la Chancellerie ne pouvait donc pas ignorer les difficultés rencontrées et notamment la nécessité d'établir des priorités dans le traitement des dossiers." Les Echos (extrait) 04/02/11 

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