Ou est le danger fasciste que nous devons combattre ? une leçon sur l'insurrection bourgeoise.

Publié le par DAN

 
Une leçon des années trente, en période de crise la bourgeoisie libérale se réfugie dans les bras du totalitarisme qu'il soit à proprement parler fasciste ou non, c'est le choix clairement assumé d'une "contre-révolution" préventive. Nous y sommes, et je remercie le M'Pep de nous en offrir une description assez synthétique que je reprends ici volontiers. Que les classes dirigeantes, l'oligarchie et autres valets de moindre envergures, médias, .. se soient donner une institution et des outils hors des normes connues dans l'histoire, l'Union européenne et l'Euro, mais aussi des moyens de police coordonnés confirme le caractère subversif de toute "contre révolution", l'insurrection bourgeoise. Tout y est et aussi les hochets dérisoires offerts pour berner le peuple, "reprendre la Bastille", manifester contre le Front National - encore que le peuple dont les suicides qui se succèdent montre le désespoir qu'alimente ces politiques, le peuple  reste dans l'abstention, comme dans un dernier refuge, un dernier Non.
 

"La politique sécuritaire orchestrée par le gouvernement français depuis des années s’articule avec la stratégie de la peur organisée par les classes dirigeantes. Leur objectif est de faire taire le peuple, de réduire sa capacité de rébellion, d’affaiblir l’impact des luttes syndicales pour détruire plus vite les acquis sociaux et régner en maître.Précarisation, paupérisation, chômage, dépolitisation amoindrissent la potentialité de résistance sociale, organisent la concurrence de tous contre tous, la division et le communautarisme. Fichage, surveillance, multiplication des gardes à vue, promulgation de lois et de décrets scélérats, centres de détention pour les étrangers, reconduite à la frontière pour satisfaire aux quotas annuels, désignation de populations dangereuses, retour à des pratiques d’enfermement « des fous », détricotage méthodique des services publics, politique du résultat et du chiffre et affaiblissement des corps de fonctionnaires ouvrent une période « grise »comme la qualifie Serge Portelli.

Ceci n’est pas le fruit du hasard ou d’un dérapage mais le résultat d’une idéologie. Celle, portée notamment par Nicolas Sarkozy, président-PDG d’un État « commercial ». Insidieusement, nous assistons à la création de sous-hommes, définis comme dangereux, des citoyens ennemis de l’intérieurpour les « héros d’aujourd’hui » que seraient les grands capitaines d’industrie et les  rois de la finance, les « risqueurs modernes ». Face à cette offensive, dans cette période grise qui pourrait devenir brune, il est du devoir de chacun d’être vigilant, résistant et combattant. S’attaquer frontalement à l’idéologie déployée en France mais aussi au plan européen et mondial n’est pas une tâche secondaire, ni un supplément d’âme. Analyser pour déconstruire l’idéologie sur laquelle se déploie le libéralisme économique, s’appuyer sur l’héritage des valeurs de la Révolution française, de la République, de la Résistance, constitue une étape indispensable à la reprise en main par le peuple de son devenir et à la transformation sociale." M'Pep Université d'Automne

   

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