Ni trop long, ni trop court pour les femmes de ménage de Venissieux.

Publié le par DAN

Le capitalisme pris par les couilles. 

Après André Gérin proposant d'interdire l'espace public aux femmes affublées de Burqa, voilà sa remplacante à la Mairie de Vénissieux qui part en guerre contre les tenues trop sexy. C'est bien là le seul trait amusant de l'affaire car la multiplication des "établissements de nuit" offrant semblables prestations enlève beaucoup au caractère subversif de l'intervention.

La "berlusconisation" de notre société n'est plus à dépeindre, le chomage de masse aussi bien que les politiques du logement (et à Lyon chez votre ami G. Collomb aussi), la difficulté toujours plus grande d'acceder aux soins ou seulement la qualité des animations proposées par nos grands médias tout celà concourrent ensemble à encourager la prostitution des corps et pas seulement ..   

.. Reste à passer le balais ! 
FemmedeMenage.gif "La maire de Vénissieux s’indigne contre la récente création à Lyon d’une entreprise, proposant contre rémunération, les services de jeunes filles.  

 

La tâche de ces femmes, étudiantes, sans emploi ou à la recherche d’un complément de revenu, consiste à effectuer des tâches ménagères en tenue sexy chez des clients. Une exploitation de la misère des femmes pour Michèle Picard, qui va même plus loin. « Ce sont des soubrettes. C’est une image rétrograde : celle de la femme servile, de la femme-objet. C’est une forme de racolage et de prostitution, s’insurge l’élue communiste. Je ne suis pas choquée pour être choquée. je ne suis pas une Mère La Morale. Quand des jeux coquins se passent derrière une porte entre deux adultes consentants, sans rétribution, cela ne me pose aucun problème. Dans le cas de figure de Sensual Clean Service, c’est de la prostitution. »  Un débat que Michelle Picard souhaite relancer en s’appuyant sur le cas précis de cette singulière société de services. « Il y a un débat sur la prostitution actuellement. Si on ne porte pas ces questions-là maintenant, quand les porterons-nous ? Faut-il légaliser la prostitution, faut-il pénaliser le client, même celui qui passe par internet ? interroge-t-elle. La mise en péril de la dignité de la femme et l’exploitation humaine me pose un problème dans cette histoire. »
La maire de Vénissieux a également à fait part de son indignation à certains élus par voie de missive. On compte parmi eux le Premier ministre François Fillon et le ministre du Travail Xavier Bertrand." LYON MAG 17/02/11

Publié dans SOCIETE Lyon

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