Port de Marseille - le film des 503 jours de lutte des ouvriers du port.

Publié le par DAN

Point - Lyon RoyalLa lecture "entre les lignes" du Figaro - et à peine, est instructive ; la CGT a le tort de lutter contre les privatisations et pour préserver l'emploi et les salaires acquis des luttes passées - mais encore assurer à la France le contrôle de son activité portuaire contre des intérêts privés que l'on voit a l'oeuvre ailleurs, mais déjà ici ou les promesses d'hier sont passées à "pertes et profits". Aussi j'ai introduit la lecture du quotidien national d'un billet qui fait le rappel de l'histoire contemporaine du port de Marseille

Face a la propagande aggressive de la presse libérale, relayée par les médias de l'audio-visuel, on a vue une "gauche" prompte à plier - alors qu'aucune information credible n'était accessible, au nom du laminage par le bas des salaires et des statuts, sur le port de Marseille comme pour les controleurs aeriens de Madrid hier. Nous devons rejeter ceux qui pronent ainsi au nom du liberalisme ou de l'austérité l'égalité devant la misère pour le profit des plus riches.  

cgt a"PORT DE L’ANGOISSE" Il y a déjà un an, le patronat dénonçait déjà les grèves du port (affiche populiste dénonçant le « port de l’angoisse »), accusant la C.G.T d’être responsable des destructions d’emplois.

Un an après la privatisation, qui devait amener le dynamisme économique et les emplois, où en sommes-nous ?

Le Port s’est il développé ?
Les Bouches du Rhône et notamment son secteur industriel profite-t-il de cette nouvelle privatisation ?
Le syndicat U.G.I.C.T des ingénieurs, cadres techniciens de la C.G.T des Bouches du Rhône dénonce la propagande patronale et appelle les cadres à réfléchir sur les vraies causes de la crise Marseillaise.
  

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le port s’est redéveloppé autour du concept de « système industrialo portuaire ».
Ce système était construit de la manière suivante : Les bateaux amenaient de la matière première pour les industries de transformation de Marseille (huileries, savonneries, agro alimentaire) et repartaient avec des produits finis.
C’est le principe même des ports que d’être une interface d’échange entre deux pays.
Mais le concept de « système industrialo portuaire », stipule que le développement du port est étroitement articulé au développement industriel de l’hinterland, à savoir le territoire à proximité du port, favorisant ainsi l’emploi et le développement des Villes (La Ciotat / Construction Navale, Gardanes / Charbon, Martigues Fos et Etang de Berre (Pétrochimie), ce qui explique que le port de Marseille, dans une vision globale s’étend en définitive de, La Ciotat à Fos.
  

LA « CRISE INDUSTRIELLE » DES ANNEES 70 : la crise financière des années 60 (crise financière mondiale, qui remit en cause le système financier de change fixe (parité Or Dollar) et se traduisit par une envolée des cours du pétrole, de l’or et la chute du dollar, exactement comme aujourd’hui) a entraîné une crise industrielle qui a remis en cause le système « industrialo portuaire ».
La bourgeoisie marseillaise a abandonné l’investissement industriel (l’industrie passe de 54 % des emplois à 20 % des emplois de 1968 à 2005), car ne pouvant plus profiter de la manne que représentait la possession des colonies (Algérie, Maroc, Vietnam).
Le port n’a plu été perçu que comme une interface d’importations des productions industrielles venues d’ailleurs et notamment de Chine.
C’est dans cette période qu’a été abandonné l’industrie (graphiques) en développant les restructurations (Panzani, Nestlé, Lesieur), fermée (Chantiers navals de Marseille et La Ciotat) et ou externalisée sur Vitrolles (Puget).

Tout ceci est aussi à mettre en relation avec les évolutions économiques du Pays (Privatisations, libéralisation, financiarisation).

Seule La C.G.T en se battant a permis le maintien d’activités industrielles (La Ciotat / Réparation Navale). La C.G.T est donc le syndicat qui défend le mieux les entreprises industrielles.
"Le Raco" 26/10/10
MARSEILLE---plus-belles-les-luttes.jpg

Après "Cheminots" également tourné en PACA, une autre équipe de réalisateurs, "Plus belles les luttes", nous conduit sur le chemin des luttes marseillaises, les ouvriers du port, l'occasion d'une visite inhabituelle de Marseille.

Le cinéma militant renait en force, la vie revient au cinema. 

"En transférant toutes les activités d'exploitation des ports, notamment le déchargement des conteneurs et la gestion des terminaux pétroliers, la loi de 2008 prive en effet la CGT de Marseille d'une grande partie de ses troupes, et donc de ses moyens de pression. Un tiers des 1 400 salariés du GPMM, les plus combatifs, sortiront de l'effectif pour aller dans des entreprises privées ou une filiale. Galéoté ne pourra donc plus négocier avec la direction et le gouvernement en bloquant les conteneurs ou le brut destiné à alimenter la moitié des raffineries françaises. C'est encore le cas aujourd'hui, avec 80 navires bloqués en rade." ..

Le syndicaliste avait réussi à arracher que les terminaux pétroliers ne soient pas privatisés, mais abrités dans une filiale majoritaire du GPMM. En un mois de conflit, il a obtenu en plus la garantie d'emploi à vie pour les 220 salariés de ces terminaux, une rémunération au moins égale à celle qu'ils avaient au GPMM, et l'engagement du port de rester majoritaire dans la filiale pendant 20 ans…

Mais ce n'est pas suffisant, Pascal Galéoté veut en plus une feuille de paie à l'en-tête du GPMM. Son objectif : conserver le personnel sous sa coupe syndicale. Aux dernières élections des délégués du personnel, la CGT n'a obtenu que 58 % des voix au GPMM, avec 63 % dans le collège ouvriers-employés (571 personnes), 40 % à la maîtrise (679) et 5 % chez les cadres (159). La sortie de 500 salariés, principalement des ouvriers, risque de faire perdre à la CGT sa majorité.

Pascal Galéoté est devenu maître dans l'art de communiquer avec ses troupes. «La direction du GPMM fait la sourde oreille face aux revendications légitimes des salariés…. Seuls environ 130 emplois sont garantis sur 10 ans !!! », a-t-il prétendu dans un tract, alors qu'il avait obtenu la garantie à vie d'emploi et de salaire pour l'ensemble des 220 salariés du pétrole. Il leur a promis une aide de 1 000 euros par gréviste… Réunie grâce à une collecte nationale de la CGT." LeFigaro 27/10/10

 

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