Madrid c'est l'Europe - Greve des controleurs aeriens contre la privatisation et la deterioration des conditions de travail.

Publié le par DAN

Une grêve exemplaire, brutale et paralysant le pays après les Lois prises par le gouvernement socialiste espagnol visant à privatiser le secteur du contrôle aérien et à augmenter la charge de travail mais encore à s'autoriser de briser les grêves par le recours aux forces armées.

Une grêve exemplaire, parce qu'après la Grèce les aiguilleurs viennent briser les illusions de ceux qui attendent de l'alternance PS/UMP en 2012 la solution des graves inégalités, de la pauvreté croissante et de l'insécurité instituées au cours des dix dernières années.

Une grêve exemplaire qui vient rappeler la necessité de s'organiser en syndicats et d'agir sans attendre.

".. un litige sur le temps de travail. Les contrôleurs avaient abandonné leurs postes de travail vendredi en fin d'après-midi pour protester contre une mesure adoptée peu avant en Conseil des ministres, plafonnant à 1670 heures par an leur temps de travail. Cette mesure faisait partie du dispositif de privatisation partielle de l'Aena adopté quelques heures plus tôt par le gouvernement.

«Le manque de personnel que nous avons toujours dénoncé est évident», avait déclaré le porte-parole du syndicat des contrôleurs, David Zamit, en expliquant que le plafonnement du temps de travail empêchait par exemple les contrôleurs de prendre leurs congés de paternité ou de maladie sur leurs heures de travail.

D'éventuelles sanctions

Le gouvernement avait alors pris la décision de confier le contrôle aérien à l'armée et avait menacé de sanctions pénales les grévistes. En effet, un Conseil des ministres extraordinaire s'était réuni dans la matinée pour décider de «l'état d'alerte», en vertu duquel les contrôleurs qui ne se présenteront pas à leurs postes sont menacés de prison.

«L'état d'alerte suppose la mobilisation de tous les contrôleurs et la mise à disposition immédiate de la justice de tous ceux qui ne se présenteront pas à leurs postes, tombant ainsi sous le coup d'un délit pouvant entraîner de sévères peines de prison», avait expliqué le ministre de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba.

Avec cette grève, le gouvernement socialiste se trouve brutalement confronté à un conflit social majeur au moment où, sous la pression des marchés, il vient d'annoncer une nouvelle série de mesures de lutte contre la crise. .." Le Parisien 04/12/2010

becassine CGT

Publié dans EUROPE

Commenter cet article