Lyon - La Doua c'est déjà Manhattan ? (Nouvelle misère en milieu étudiant)

Publié le par DAN

VIOL A LA DOUA.

Réaction du syndicat UNEF

"Le syndicat étudiant demande à l’Université Lyon I de faire toute la lumière sur le déroulement d’une soirée médecine la semaine dernière, qui a vu le viol d’une jeune étudiante de 19 ans dans le box sanitaire du Double Mixte à Villeurbanne.

 La sécurité était-elle assurée et adaptée aux quelques 2400 participants à l’intérieur et à l’extérieur du Double Mixte? Y avait-il une politique intensive de prévention contre les risques liées à l’alcool lors de cet évènement ? », s’interroge Mathieu Landau, président du syndicat.
En conséquence, il demande le gel immédiat de tous les financements, jugés « excessifs », aux corporations qui organisent ce type de soirée. « Il est urgent de s’alarmer sur les dérives, aujourd’hui criminelles, observables lors de ces soirées organisées par les associations appelées corporations étudiantes. Agressions physiques et sexuelles, bizutages, consommation démesurée d’alcool, campagne de communication misogyne », précise le communiqué.
A la lumière de ces dérives, le syndicat réclame une réglementation nationale des soirées étudiantes plus contraignante pour les organisateurs." LYONMAG 25/05/11

 

L'affaire Diallo, du nom de la victime de "vous savez qui je suis", DSK, aura mis en lumière un aspect encore peu étudié de la décomposition morale de notre classe politique - sans qu'il soit nécessaire de revenir ici sur les déclarations de Lang ou de JF Kahn ou sur l'autobiographie scabreuse du ministre de la culture, sur les prises de position dans les affaires Polanski ou M. Jakson ou aujourd'hui les plaintes déposées contre Georges Tron, secrétaire d'Etat.

Mais cette décomposition semble aujourd'hui se répandre à d'autres secteurs de la société, ainsi les corporations étudiantes généralement animées, déjà, par des "philosophies" peu reluisantes. L'affaire de la Doua, tout comme la réaction du syndicat UNEF doivent être prises au sérieux dans un contexte de paupérisation du milieu étudiant.

J'avais déjà commenté ici l'information selon laquelle des organisations caritatives devaient intervenir sur les Campus auprès des plus pauvres, la mutuelle des étudiants souligne que l'on doit ajouter à cela les carences en soins. C'est donc bien dans un climat général de renforcement des inégalités sociales, de paupérisation que l'on voit s'illustrer comme au Sofitel de Manhattan des comportements asociaux. C'est déjà ce que relevait Madame le Maire de Vénissieux à propos d'une curieuse entreprise de "service à la personne". 

 
 

Les étudiants de plus en plus précaires face à la santé.

La Tribune 26 Mai 2011

"Réalisée avec l'Observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des étudiants (EPSE) auprès de 8.700 étudiants de toutes les académies, cette enquête exhaustive (159 questions) dresse un état des lieux inquiétant de la situation des étudiants français. Un étudiant sur deux vit en effet avec moins de 400 euros par mois et 26% déclarent rencontrer des difficultés à "joindre les deux bouts" pour leurs dépenses structurelles (alimentation, santé, logement, électricité...). [...]

Cette précarisation a aussi de fortes incidences sur la santé, qui est de moins en moins prise en compte, faute de moyens : 19% des étudiants interrogés ne bénéficient pas d'une complémentaire santé, contre 7% pour la moyenne nationale et 13% lors de la première enquête nationale, en 2005. Pire, un véritable phénomène de "renoncement aux soins" est, selon Gabriel Szeftel, en train d'émerger. Un bon tiers des étudiants renonce à consulter (contre 24 % en 2005) et un sur cinq aux traitements médicaux qui leur sont prescrits. [...]

"Il faut sortir du temps des constats et des rapports et investir massivement pour enrayer ce phénomène de renoncement aux soins", plaide Gabriel Szeftel. La LMDE. La mutuelle réclame donc un plan santé pluriannuel avec l'instauration d'un chèque santé annuel de 200 euros minimum pour tous les étudiants. "Nicolas Sarkozy l'avait promis en 2007", rappelle le président de la LMDE. ..."

 

 

 

 La maire de Vénissieux s’indigne contre la récente création à Lyon d’une entreprise, proposant contre rémunération, les services de jeunes filles.  

 

La tâche de ces femmes, étudiantes, sans emploi ou à la recherche d’un complément de revenu, consiste à effectuer des tâches ménagères en tenue sexy chez des clients. Une exploitation de la misère des femmes pour Michèle Picard, qui va même plus loin. « Ce sont des soubrettes. C’est une image rétrograde : celle de la femme servile, de la femme-objet. C’est une forme de racolage et de prostitution, s’insurge l’élue communiste. Je ne suis pas choquée pour être choquée. je ne suis pas une Mère La Morale. Quand des jeux coquins se passent derrière une porte entre deux adultes consentants, sans rétribution, cela ne me pose aucun problème. Dans le cas de figure de Sensual Clean Service, c’est de la prostitution. »  Un débat que Michelle Picard souhaite relancer en s’appuyant sur le cas précis de cette singulière société de services. « Il y a un débat sur la prostitution actuellement. Si on ne porte pas ces questions-là maintenant, quand les porterons-nous ? Faut-il légaliser la prostitution, faut-il pénaliser le client, même celui qui passe par internet ? interroge-t-elle. La mise en péril de la dignité de la femme et l’exploitation humaine me pose un problème dans cette histoire. »
La maire de Vénissieux a également à fait part de son indignation à certains élus par voie de missive. On compte parmi eux le Premier ministre François Fillon et le ministre du Travail Xavier Bertrand." LYON MAG 17/02/11

 

Publié dans SOCIETE Lyon

Commenter cet article