Les Lejabys et l'Etat d'abandon (Sarkozysme)

Publié le par DAN

 Ouvrieres Lejaby Maison Canuts

 

Saluons ces dames !

"Fatiguées, mais toujours très motivées, les employées des usines de lingerie Lejaby de Bourg-en-Bresse et de Bellegarde-sur-Valserine qui occupent, depuis jeudi soir, le siège social de l'entreprise à Rillieux-la-Pape (Rhône) attendaient toujours hier des avancées de leur direction. Celle-ci veut fermer les deux usines de l'Ain et celle du Teil en Ardèche. 197 emplois disparaîtraient alors et la production nationale tomberait de 30 % à 10 %, voire moins, avec une délocalisation renforcée au Maghreb et en Chine. Le désespoir s'est emparé de beaucoup d'employées et si le maintien des emplois demeure un objectif, il est de plus en plus question du niveau d'indemnisation pour les départs. ..." LeProgres 18/09/10 

Laissons là un temps les amuseurs, les Bessons et autres Hortefeux pour devoiler ce qu'il en est de la politique de Nicolas Sarkozy de celui qui -roulement de tambours, trompettes - voulait reformer le capitalisme et promettait à chacun de pouvoir travailler plus.

L'augmentation du chômage - que même les statistiques officielles finisent par admettre, suffit à mesurer l'échec de ces engagements; la fermeture des usines Lejaby délocalisées et ce malgré le combat des ouvrières nous donne la raison du chomage.

L'Etat se montre aujourd'hui incapable, Nicolas Sarkozy se montre aujourd'hui incapable d'assurer l'industrialisation et de sauvegarder l'emploi des Français, davantage soucieux des privilèges de quelques uns que de véritables projets pour la France.

Président démissionnaire sur tous les fronts, de l'Otan au Traite de Lisbonne, il abandonne les Francaises dans leur combat contre la desindustrialisation, il trahit la France.  

 

Syndicats et direction ont trouvé un accord sur les primes de licenciement. Les salariées grévistes, qui occupaient depuis deux semaines le siège du fabricant de lingerie Lejaby, à Rillieux-la-Pape, près de Lyon (Rhône), ont levé leur blocage mercredi, par 118 voix pour, 26 contre et une abstention, selon Nicole Mendez, déléguée du personnel CFDT. 

 Ont participé les salariées des ateliers de Bourg-en-Bresse et Bellegarde-sur-Valserine (Ain) ainsi que du Teil (Ardèche), menacés de fermeture dans le cadre d'un plan social prévoyant la suppression de 193 emplois (BIEN 193).

 

L'accord a été trouvé mardi soir lors d'une réunion tenue sous l'égide de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence et de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) et soumis au vote des salariées mercredi. Il prévoit 15.000 euros bruts d'indemnité supra-légale par salariée licenciée, assortis de 600 euros par an pour les cinq premières années d'ancienneté, puis 500 euros pour les années suivantes. «Et la direction paiera les jours de grève», a ajouté Nicole Mendez.

Les grévistes, qui empêchaient depuis le 16 septembre l'entrée et la sortie des camions de livraison, ont levé leur blocage à 14 heures, avant de rapidement quitter les lieux. «Le conflit se termine avec des avancées significatives» d'un point de vue financier mais «pour nous, ça n'est pas satisfaisant, on aurait souhaité sauvegarder l'emploi. Ce combat-là, on l'a perdu», déclarait Janine Caillot, déléguée CGT.

Dons en espèces, produits alimentaires et brassées de fleurs… Les ouvrières qui occupent le siège de Rillieux depuis quinze jours pour protester contre le plan social reçoivent un soutien « inespéré ».

Ça a commencé dès les premiers jours d'occupation du site. Et depuis quinze jours, l'élan de solidarité ne faiblit pas : il semble même faire boule-de-neige, à mesure que la lutte des « Lejaby » se durcit. « Attendez voir, je regarde à combien on en est… » Devant le siège du fabricant de lingerie à Rillieux, hier après-midi, une ouvrière en grève contre le plan social extirpe de son sac un calepin noirci de chiffres. « À l'instant où je parle, on atteint 5 445 euros ! » Les regards de ses collègues de lutte expriment de la reconnaissance envers ces simples particuliers - et pas qu'eux - qui passent chaque jour pour glisser une enveloppe de 10, 20 ou 30 euros. Parfois, c'est beaucoup moins mais peu importe : pour elles, seul le geste compte. « Ça fait quelque chose », confie cette salariée, très émue. « On ne s'y attendait pas, on pensait que les gens seraient plus individualistes » s'enthousiasme Maria, dont l'usine à Bourg est menacée de fermeture. « Mais vous savez, insiste-t-elle, si quelqu'un passe simplement pour nous dire un mot gentil, c'est le plus important ». Outre les syndicats, très généreux, les élus y vont aussi de leur obole. « Le maire [PS] de Bourg nous a donné 50 euros quand il est passé hier » déclare une ouvrière.

LeProgrès 29/09/10

 

GM Strasbourg - les impasses d'un syndicalisme apolitique. 

 

CANUTS - Les ouvrières de Lejaby prete à en découdre (lingerie)  

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NB. Sur le blog de la Revue Critique des Idées et des Livres retrouvez chaque mois le recensement des luttes ouvrières (lire). 

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