Les élections permanentes - cantonales 2011, présidentielle 2012 ..

Publié le par DAN

Les élections régionales ne sont pas encore bouclées que déjà des interrogations surgissent quand aux résultats des cantonales de 2011. "Les Potains d'Angèle" se font ainsi l'écho des inquiétudes chez les élus UMP après les bons résultats enregistrés par le Front National dans certaines communes (20% +) du Rhône. 
Enfin au delà du mandat de quelques élus le Conseil Général du Rhône pourrait devenir la prochaine cible du PS et de ses alliés après la disparition du Modem. Ce qui boulverserait l'équilibre politique du département.
On pourrait alors exprimer une relative inquiétude, car la démocratie locale n'est pas toujours au rendez vous des collectivités de gauche (Lyon, Saint-Fons,..) et l'on pourrait conserver l'illusion d'un contre-pouvoir là ou en réalité rêgne des accomodements - ainsi à constater les écarts de gestion au Sytral (transports en commun lyonnais) mêlant sans sectarisme (ni contrôles ..) les diverses composantes de l'oligarchie (cf "Lyon Capitale" de mars, en kiosque).
Mais bien évidement, ce sont les commentaires sur l'élection présidentielle de 2012 qui occupent avec le plus de succès les médias et donc y compris la presse internationale - qui n'est pas sous contrôle de la Fraternité du Fouquet's. Et déjà à ce titre on essaye de nous vendre un duel entre deux monstres du libéralisme, Strauss-Kahn contre Sarkozy et pourquoi pas de nous présenter le FMI comme une Ong humanitaire seule capable de secourir la Grece - c'est dire que nos amis sont dans la merde ! 
On comprend déjà mieux cette France abstentionniste, majoritaire, qui ne se reconnait plus dans le grand "barnum" républicain.

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"Des messages contradictoires", un style présidentiel "antipathique", un homme qui se rêve en "maître de l'univers".... Au lendemain d'un scrutin régional marqué par une forte désaffection des électeurs pour le parti de la majorité, le président français, autrefois très apprécié sur la scène internationale, ne fait plus recette auprès des commentateurs étrangers. Les critiques portent à la fois sur le style présidentiel et sur son incapacité à sortir la France de la crise, trahissant l'aspiration au changement des Français qui l'avaient porté au pouvoir en 2007.

"Prisonnier de ses propres rêves". Le New York Times n'est pas tendre avec Nicolas Sarkozy. Dans un éditorial, le quotidien américain dénonce une contre-performance électorale qui "ouvre la voie à une campagne pour la présidentielle de 2012 qui influencera tout ce que M. Sarkozy va entreprendre, à l'intérieur et à l'extérieur du pays, pendant les deux prochaines années". D'autant plus que le président français s'apprête, l'année prochaine, à "tenir le rôle de maître de l'univers, déclarant qu'il se servirait de la présidence française du G20 et du G8 pour réformer le système monétaire international". Autant d'ambitions pour lesquelles Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur du FMI et candidat de gauche crédible pour 2012, serait mieux préparé, selon le quotidien américain.

L'éditorialiste souligne en outre que Nicolas Sarkozy risque de manquer de soutien au sein de son propre parti. Des soutiens qu'il a perdus faute d'avoir produit des résultats par la série de réformes qu'il a impulsées, trahissant sa volonté de "sortir la France de sa torpeur". A ce titre, l'auteur cite André Glucksmann et Nicolas Baverez, deux déçus du sarkozysme. Le premier considère que la politique étrangère du président est trop éloignée des réalités. Le second, qui a pourtant inspiré certaines réformes du président, s'inquiète d'une situation qui risque de créer "des tensions, de l'injustice et de l'extrémisme politique".

Le quotidien britannique Times met en doute, quant à lui, la capacité du président à briguer un second mandat. Selon des sources de l'UMP citées par le journal, Nicolas Sarkozy serait passé "du statut d'atout à celui de fardeau" pour le parti. Le mécontentement des électeurs serait nourri par "un dégoût pour sa façon d'imposer un style personnel à la présidence, s'attribuant un rôle de sauveur de la nation et étalant sa vie privée et un cercle d'amis huppés".

Le Temps n'épargne pas non plus les cadres de l'UMP, qui tentent de faire croire à un demi-succès électoral, alors que "Nicolas Sarkozy [demeure] obstinément muet", deux jours après le scrutin. Pour le quotidien suisse, l'UMP a donné "des signes contradictoires durant la campagne, suggérant que la taxe carbone, qui doit être introduite en juillet, devrait être différée, ou déclarant que l’application tatillonne des règles écologiques en agriculture 'commence à bien faire'". Autant d'éléments qui détériorent d'autant plus l'image d'un président déjà tombé dans l'impopularité en son pays.


Audrey Fournier LeMonde.fr 16/03/10
 

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