LYON ROYAL 2010
Lyon, Printemps - Automne 2010
Jeudi 10 mars 4 10 /03 /Mars 08:00

Révolution au Maroc

l'avènement d'une Monarchie Constitutionnelle.

Alors que la France baigne depuis déjà quelques décennies dans une confusion des pouvoirs dont l'exemple le plus récent est le projet de réforme de la justice, la disparition des juges d'instruction, etc .. Le Roi du Maroc, mettant à profit la mobilisation de son peuple contre les partisans du statu-quo, vient de relancer le processus de mise en place d'une Monarchie constitutionnelle largement inspirée des modèles européens.

Tandis que d'Egypte des nouvelles inquiétantes de contre-révolution nous parviennent, attaques simultanées contre les partisans de la réforme démocratique et contre l'église Copte qui tenteraient de replonger le pays dans ses vieux démons, que l'Union européenne tergiverse à abandonner Kadhafi quand il fait montre de reprendre l'offensive, ces nouvelles du Maroc ne peuvent que conforter partout les amis de la Monarchie.

 

 

"Le Mouvement du 20 février, à défaut d’avoir été entendu par les défenseurs du statut quo, semble avoir été attentivement écouté par le Roi. Le souverain a d’ailleurs salué « le sens élevé de patriotisme dont fait preuve [le] peuple fidèle (…) avec sa jeunesse ambitieuse ». 

Il semble d’ailleurs que les principales revendications de cette jeunesse rentrent dans le projet de réformes annoncé dans le discours de ce mercredi. Ainsi la plus emblématique sera la réforme constitutionnelle qui réconciliera enfin le cadre institutionnel avec les réalités de la société marocaine. Le Roi a, de ce fait, annoncé un agenda clair : une commission ad hoc devra rendre les résultats de ses travaux dans le courant du mois de juin prochain. Cette commission sera présidée par Abdelatif Mennouni qui entamera une concertation large avec « les partis politiques, les syndicats, les organisations de jeunes et les acteurs associatifs, culturels et scientifiques qualifiés ».

Le sujet de la régionalisation, également très attendu, a servi de rampe de lancement à la réforme constitutionnelle. Le Roi a insisté sur une refonte profonde, marquée par la constitutionnalisation de l’amazighité du Maroc, une nouvelle brique dans l’édifice l’identité nationale marocaine. Une demande légitime des mouvements amazighs mais aussi du Mouvement du 20 février.

L’indépendance de la justice constituera vraisemblablement un pilier important de la réforme. Il est prévu également le renforcement des prérogatives du Conseil constitutionnel afin de « consolider la suprématie de la loi et l'égalité de tous devant elle ». Une étape importante dans l’édification de l’Etat de droit sera ainsi entamée.

La séparation des pouvoirs, qui commence à s’esquisser sera clairement déclinée par l'initiative visant à renforcer constitutionnellement la Chambre des représentants, et les prérogatives du gouvernement. La constitution garantira ce processus démocratique et transformera le Premier ministre en « chef d'un pouvoir exécutif effectif, et pleinement responsable du gouvernement, de l'administration publique, de la conduite et la mise en œuvre du programme gouvernemental ».

Ce n’est pas tout puisque dans le discours du souverain, il a été évoqué « la consolidation de l'Etat de droit et des institutions, l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives, ainsi que la garantie de leur exercice. Cela devrait se faire notamment à travers la constitutionnalisation des recommandations judicieuses de l'Instance Equité et Réconciliation (IER), ainsi que des engagements internationaux du Maroc en la matière ».

Enfin, la corruption, le népotisme et la dilapidation des deniers publics n’ont pas été oubliés. Le nouveau projet de constitution devra viser « la consolidation des mécanismes de moralisation de la vie publique et la nécessité de lier l'exercice de l'autorité et de toute responsabilité ou mandat publics aux impératifs de contrôle et de reddition des comptes ».

Ces quelques grands axes de la réforme constitutionnelle figurent parmi les sept qui ont été cités par le Roi Mohammed VI dans son discours. Ils témoignent de la volonté sans faille du souverain de voir son pays accéder au rang de nation moderne et démocratique. Le Roi, contrairement à de nombreux dirigeants des pays de la région, s’est montré à l’écoute de son peuple. Ce discours pourrait ainsi servir à donner une voix à cette « exception marocaine ». Le gouvernement, les partis politiques, les institutions étatiques, comme tous les décideurs partisans du statu quo, devront désormais être à la hauteur des reformes demandées par le peuple et le Roi. Ainsi ce discours du 9 mars sera gravé dans le marbre de la constitution de notre royaume.

Comme l’a précisé le souverain qui n’a pas oublié ce qui fait le fondement de ce pays depuis l'indépendance, cette réforme profonde de la constitution constituera « un socle solide pour bâtir un compromis historique ayant la force d'un nouveau pacte entre le Trône et le peuple ». De Mohammed V à Mohammed VI, la Révolution au Maroc a toujours été conjuguée au pluriel, entre le Roi et son Peuple." Yabiladi.com 10/03/10

 

 

LIRE

 MOHAMED VI- Dix ans de rêgne et de réformes.


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