Le 2° mandat de Nicolas Sarkozy, le gouvernement Hollande.

Publié le par DAN

 

Veni, vedi, VINCI.

(Je suis venu, j'ai vu, j'ai VINCI)

 

A l'abri des Bulls et des compagnies de CRS, fièrement campé devant les gravas de Notre Dame des Landes, près de Nantes (mais la scène aurait pu avoir lieu près de Lyon sur les souches restantes du petit bois de Montout), un ministre de droite extrême, Manuel Valls, évoque les craintes que lui inspire "l'ultra gauche" - scène surréaliste, peut être inspirée par sa culture franquiste, "le coup de Tarnac", des Irlandais de Vincennes. Espagne encore, quelques heures plus tôt il se lavait les mains, en compagnie de Taubira (garde des seaux et autres récipients d'aisance de la bourgeoisie), de l'enlèvement d'une compatriote, Aurore Martin. Imaginer qu'un tel ministre respecterait la liberté d'expression et d'association, les libertés politiques. Le mépris de la démocratie n'est pas moindre ici que lors de la ratification du Traité d'austérité, de merkozy.

Ainsi, après Eric Besson, Manuel Valls. La jeune génération du "parti socialiste", aussi fétide que Mitterand à leur âge. Chasse aux tsiganes encore.

Mais ce ne sont là que des "questions de société". Le plat de résistance du second mandat de Nicolas Sarkozy c'est la poursuite des dérégulations exigées depuis toujours par le patronat, aujourd'hui le Medef et la cfdt. Après la remise en cause du droit aux retraites, du droit à la santé, la poursuite du démantèlement hospitalier et plus généralement des restes du "service public", la poste, les chemins de fer, il fallait s'attaquer au pouvoir d'achat des salariés qui pèse si dangereusement sur le budget des actionnaires et des spéculateurs..

Faciliter les licenciements ? la thèse parait quelque peu ubuesque aujourd'hui, plutôt augmenter le chômage, décourager les travailleurs par un chômage massif. La désertification industrielle que poursuivent Nicolas Sarkozy et ses lieutenants, Hollande et compagnie, ne répond pas qu'à un objectif de rentabilité à court terme. Il leur faut créer les conditions d'une remise en cause du contrat social qui fondait la République, contrat inacceptable pour l'Union européenne.

Voilà qui rend absurde les thèses attentistes du Front de Gauche, car précisément il faut rompre avec "la gauche", rompre avec des conceptions de la vie politique qui nous cachent la réalité des alliances de classe. Rompre encore avec l'euro et l'Union européenne, rompre avec les institutions du libéralisme.

Proverbe royaliste - de la démocratie.  
   

Publié dans POLITIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article