La Libye, le mouvement monarchiste et les autres. Leçon de résistance.

Publié le par DAN

 
Ce que l'histoire nous montre.
 

Dans un récent billet, sur un autre blog et à propos d'un livre de Camilleri ayant pour toile de fond l'Italie fasciste et la prise de Meqele, je revenais avec quelques détails sur la politique coloniale de Mussolini évoquant donc l'Ethiopie et la Libye et ainsi les premières luttes de résistance des peuples indigènes au colonialisme.

Des résistances menées par l'Empereur Haile Selassie ou par le clan des Sanoussi, en Libye donc, il ne m'appartient pas de contester la légitimité d'un combat, combat mené sans doute aussi contre "le progrès futuriste" qu'incarnait le pouvoir du Duce.

En affirmant ici qu'il appartient aux peuples de choisir le type de régime et d'institutions qui leur conviennent, en Libye comme en France, je m'opposais en celà à la politique de la canonnière qui voudrait imposer sur les rives de la méditerranée des pouvoirs compradores au service de l'Empire occidental.

Le chaos auquel aura abouti l'intervention française et de l'Otan en Libye, la main mise sur les ressources pétrolières, sont le résultat tragique et recherché par ces politiques coloniales qui ne cherchent nul part à instituer la démocratie ou le progrès et moins encore à aider l'émergence de pouvoirs indépendants.

Ce sont ces quelques principes que je défend encore à propos de l'indépendance du Tibet, ou récemment encore sur la question du soutien au peuple Kanak, au risque de faire grincer quelques dentiers.

 

Libye - Benghazi 1943, le Roi d'Italie

1943 - Le Roi d'Italie à Benghazi

 

SOUTIEN AU PEUPLE LIBYEN ! 
« On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et contre l'anarchie » écrivait Eugène Ionesco.
C’est probablement la leçon qu’il faut tirer des évènements tragiques et sanglants qui se déroulent actuellement en Libye.

La contestation a débuté dans la province de Cyrénaïque et sa capitale Benghazi qui ont par tradition toujours été hostiles au pouvoir du « Guide Libyen ».

D'abord, cette province de l'Est de la Libye est la région d'ancrage de la monarchie renversée en 1969 par Mouammar Kadhafi. Après le coup d'Etat, elle est restée monarchiste et donc opposée aux nouvelles autorités de Tripoli ont récemment noté les correspondants de RFI.

Il ne faut donc pas s’étonner si les manifestants, de plus en plus nombreux, adoptent comme symbole national de ralliement le vieil étendard de la dynastie Senoussi devenu depuis la révolution Kadhafiste le symbole des aspirations monarchistes libyennes. Malgré les accusations fantaisistes portées par le dictateur libyen, ce ne sont pas des agitateurs pays par l’Etranger, de simples voyous ou encore des combattants d’Al Quaïda qui se cachent derrière l’agitation qui embrase le pays.

Les éléments recueillis auprès des monarchistes libyens de la Libyan Constitutional Union (LCU), les images montrant des foules en révolte arborant les drapeaux monarchistes tendent à démontrer que la Libye en train de se libérer de la dictature Kadhafiste s’oriente vers une Restauration monarchique.

Sur ce point, la détermination du peuple libyen et de son prétendant, le Prince Sidi Muhammad al-Sanussi, seront prépondérante. Il faut que la Libye évite à tout prix que les ingérences américaines et occidentales lui imposent, comme ce fut le cas en Afghanistan, un régime politique instable, corrompu et illégitime.

A l’heure ou les exécutions de militants monarchistes se poursuivent à un rythme effrayant en Iran où l’on estime que près de 203 opposants, dont une bonne moitié de monarchistes, ont été exécutés ou abattus depuis le 24 décembre dernier (dont une femme, Zahra Bahrami, membre du mouvement Tondar (Assemblée du Royaume d’Iran), flagellée le 31 janvier dernier et pendue le lendemain à l’aube à la prison Evin de Téhéran), le sursaut monarchiste et libérateur du peuple libyen fait souffler un vent nouveau sur le monde arabo-musulman.

La Conférence Monarchiste Internationale appuie sans réserve le soulèvement du peuple libyen et salue sa volonté affichée de renouer avec ses traditions monarchistes et la modernité politique incarnée par SAR le Prince Sidi Muhammad al-Sanussi.

Sylvain ROUSSILLON
Secrétaire Général de la CMI
http://internationale.monarchiste.com
 Libye drapeau Il appartient au peuple Libyen de choisir démocratiquement les institutions qui lui convienne, tout comme au peuple d'Iran, la manifestation de nos préférences monarchistes n'intervenant pas comme préalable ainsi qu'il peut s'illustrer sur ce blog par le soutien à des initiatives du Parti communiste-ouvrier d'Iran en France.  27 Février 2011

Publié dans MONDE Arabe

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