La justice et l'Etat d'exception, Sarkozy et les malfaisants.

Publié le par DAN

Reformer ou supprimer la Justice ?

Voilà un procureur général qui met les pieds dans le plat; le Pouvoir et quelques uns de ses ami(e)s attendaient du procureur J-L Nadal qu'il saisisse la Cour de Justice de l'Affaire Woerth Bettencourt, histoire d'éradiquer le dossier bloqué par le procureur Courroye et non qu'il demande préalablement la désignation d'un Juge d'instruction indépendant. Quoiqu'il advienne voilà le procureur Courroye discrédité par ses pairs pour l'ensemble de son oeuvre; un nom difficile à porter ... 

Dans le même temps le président de la Cour d'Appel annoncait renoncer à l'idée d'un tribunal "ad-hoc" pour juger Villepin dans l'appel de l'affaire Clearstream intenté par le procureur de l'Elysée, J-C Marin.

Notre Déci-Maître doit donc faire face à une série de rebuffades de la Justice alors même que le projet de réforme visant à supprimer les Juges d'instruction au profit des procureurs du Pouvoir arrive au Parlement - bruit de godillots. On imagine déjà les discours sur l'ineluctabilité de la réforme.

A ces aspects theatraux de la Justice convient il encore d'ajouter l'histoire de la circulaire de police prise à l'encontre des Rroms et Gens du voyage(a) - une affaire de basse police raciale qui aura fait stigmatisé la France à l'international.

Mais encore ne pas oublier l'arbitrage intervenu entre les élus de la Ville de Paris et l'ancien maire, Jacques Chirac, qui avec le retrait de la plainte qui accompagne le dédomagement devrait voir s'éloigner le plus gros de ses ennuis judiciaires.

On le voit bien ainsi selon que l'on est Jacques Chirac, ou un membre quelconque de l'oligarchie, ou Rrom ou du voyage, la justice n'est pas la même pour tous, la République est morte.


a) ".. Mais il est intéressant de montrer à quel point cette circulaire, que l’on présentera sûrement comme une « simple » formulation maladroite, est en fait symptomatique de la réalité d’une politique gouvernementale et présidentielle, dont le seul effet est de distinguer à l’intérieur de la communauté nationale des sous-groupes et à les dresser les uns contre les autres. .." Verdun Horizons

LIRE - Hortefeux cherche emplois pour l'oligarchie (Privatiser la Justice)  

  Clearstream : le parquet à l'heure du soupçon, par Cécile Prieur
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 Dérive de l'Etat    La police politique

 

"... Plus on s'approchera des prochaines échéances politiques, plus la dérive policière du pouvoir va s'aggraver. L'affaire du Monde a permis de lever un coin du voile sur cette dérive et de mettre l'opinion en alerte. Mais la vérité exige d'aller plus loin. Il est indispensable de mettre sous les yeux des Français l'étendue d'un phénomène qui conduit à dénaturer l'Etat, à l'asservir tout entier à la volonté d'un parti et d'un clan. Et si, comme nous l'espérons tous, le sarkozysme vient à disparaître - en 2012 voire avant - de nos écrans de contrôle, il faudra d'une façon ou d'une autre tirer les enseignements de cette période. Nous avons déjà eu l'occasion d'insister sur le fait que nos institutions républicaines ne garantissent plus aujourd'hui l'indépendance de l'Etat. Il sera tout aussi indispensable de réfléchir à une réforme en profondeur de la haute administration, dont on perçoit tous les travers. C'est tout particulièrement vrai du corps préfectoral dont les fonctions de quadrillage politique du pays relève d'un autre temps. A l'heure de la décentralisation, cette institution ne répond plus à aucune nécessité et l'on a aujourd'hui sous les yeux le mal qu'elle peut produire entre les mains d'un pouvoir partisan et égaré. La France moderne et libre n'a plus besoin de préfets."
Hubert de Marans.

Publié dans SOCIETE

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