L'argent sous le Tapie - 210 Millions d'euro. (Sarkozysme)

Publié le par DAN

Hier à aujourd'hui ."Pour répondre à la crise financière gigantesque, le gouvernement américain s’apprête à créer un énorme fond de « défaisance ». Il s’agirait, selon les informations dont on dispose à l’heure actuelle, de permettre aux banques de se « défaire » des créances douteuses, à base de subprimes, qu’elles ne peuvent vendre sur le marché, auprès d’une structure publique. Ce dispositif rappellera quelque chose aux Français : c’est ce que le gouvernement d’Edouard Balladur a mis en place, en 1993, pour faire face à la faillite du Crédit lyonnais. La France avait créé le Consortium de réalisation (CDR), qui avait hérité des dettes et des actifs du Lyonnais (immobilier, filiales, siège, etc…).
Une autre analogie est possible entre la mésaventure du Lyonnais et la crise des subprimes. Dans les deux cas, les politiques ont tout fait pour renforcer artificiellement la croissance. Dans les années 90, le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy avait expressément demandé aux dirigeants du Crédit lyonnais de soutenir l’économie. Ils se sont exécuté en commentant d’innombrables et invraisemblables bévues. Avec les subprimes, l’administration Bush trouvait formidable que les marchés se chargent de permettre aux pauvres d’accéder à la propriété, ce qui évite de lever des impôts pour construire de HLM. Les illusions sont toujours dangereuses. Quatorze années plus tard, la facture finale (passif) pour le contribuable français est évaluée entre 1 et 1,6 milliard d’euros. .." Marianne2 19/09/2008
WOERTH  KARACHI  TAPIE  ...

".. Auditionnée pendant près de trois heures par les membres de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, la ministre a défendu la décision du Consortium de réalisation (CDR), organisme placé sous la tutelle de Bercy, de dessaisir la justice ordinaire au profit d'un tribunal arbitral. Une décision qu'elle a une nouvelle fois pleinement assumée. Formé de trois personnalités «au-dessus de tout soupçon», selon Mme Lagarde, ce tribunal a condamné début juillet le CDR, la structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, à verser 285 millions d'euros (400 millions avec les intérêts) aux liquidateurs du Groupe Bernard Tapie dans le cadre de l'affaire Adidas. La décision de recourir à un arbitrage ne procédait pas d'une «inspiration soudaine», ni n'était mue par un «réflexe de droit privé, de juriste», a assuré cet ancienne avocate d'affaires, alors que le député (apparenté PCF) Jean-Pierre Brard lui avait reproché d'avoir traité cette «affaire d'Etat» comme une «affaire privée». .." L'Express 23/09/08

La République des saltimbanquesAssurément les caisses de l'Etat ne sont pas toujours aussi vides que l'on peut l'entendre sur certains dossiers, - dans cette affaire, Bernard Tapie coutera à l'Etat autant que les mesures annoncées par l'Elysée en faveur des retraites (carrières longues et penibilite) ce qui en dit long sur le coût du travail et la considération ou le travail honnete est tenu.

Avec Sarkozy et Tapie nous ouvrons grand le chapitre de la République des saltimbanques. Certes, si l'on en croit l'éthymologie, jusqu'à ce jour ce terme ne désignait en rien les aventuriers de la banque, les artistes de la carambouille, mais des artistes de rue donnant spectacle sur une estrade (quand même ..).

tapie sarko clMais rassurez vous cette actualité de l'affaire Tapie sera traité avec autant de prévenance par nos parlementaires que Woerth et quelques autres - il y a là comme une solidarité de caste dont s'abstenir vous désignerais à la vindict comme un horrible populiste. Car rien de ces erreurs ou des milliards perdus n'entravera la carrière des Trichet (Président de la Banque centrale européenne) et autres Peyrelevade, condamné en 2006 aux Etats Unis pour la faillite (bis) des assurances Executive Life, bien assez genereux de vous laisser l'ardoise.

".. Les faits reprochés dans le cadre de l’enquête sur les comptes du Crédit Lyonnais en 1992 et 1993 à Jean-Claude Trichet, actuel gouverneur de la Banque de France, remontent à l’époque où il était directeur du Trésor. Après les plaintes en 1996 du Ministre des finances Jean Arthuis et d’Alain Géniteau (actionnaire minoritaire du Lyonnais) et les perquisitions à la Banque de France et au Trésor, le haut fonctionnaire est soupçonné d’avoir participé au « maquillage » du bilan du Crédit Lyonnais.

Représentant l’Etat (actionnaire majoritaire de la banque) et avec l’appui de ses collègues du Conseil d’administration, il aurait tout simplement dissimulé en 1992 les pertes en sous-évaluant de 50% les risques-pays (correspondant à des pertes liées à des investissements effectués à l’étranger) et en prélevant 3,6 milliards de francs des provisions de l’année précédente. Résultat de l’artifice : le Crédit Lyonnais a affiché pour l’exercice 1992 seulement 1,8 milliards de francs de pertes au lieu de 45 milliards.

En dépit de ce « lifting » comptable, la banque publique continuera à accuser des pertes (7 milliards de francs en 1993 et 12,1 milliards en 1994) et frôlera la « mise en faillite » par la Commission européenne en 1998. .."

 

 

à lire "Le Crédit Lyonnais rattrapé par sa faillite" Le Point 25/01/2007  

   

Publié dans OLIGARCHIE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article