JM Rouillan le symbole d'une société malade.

Publié le par DAN

 
La liberté c'est toujours conditionnel.


Je me garderais bien d'excuser l'assassinat de qui que ce soit, pour des raisons morales l'acte est inexcusable.  Cela même si je devais constater récement, à la suite d'une décision du "Conseil constitutionnel", que des victimes privées de la protection de l'Etat étaient abandonnées à l'alternative d'une justice privée. Mais je m'inquiète davantage encore de la longue liste des meurtres par "négligeance" que le patronat aura perpétré au cours des longues années de détention de JM Rouillan - les leçons des erreurs de cet homme n'ont pas été tirées, à l'évidence.

Q'il s'agisse de faux médicaments ou de véritables expositions à des produits cancérigènes, d'absence de protection sur les chantiers ou de suicides et de harcèlement, la recherche du profit est elle une excuse aux meurtres autrement plus compréhensible que le seul motif politique ? La pollution de la planète qui atteindrait aujourd'hui des seuils irréversibles est elle le meilleur symbole de la victoire sur l'extrémisme ?

JM Rouillan était donc le symbole, non pas de la révolution, qui devrait aussi faire son deuil des avants gardes et des oligarchies anciennes ou nouvelles, mais d'une société malade sans trop d'espoir de guérison. Mais l'histoire est écrite par les "vainqueurs", elle oubliera J. Servier ou les responsables du drame de Karachi, et les rédacteurs du "Figaro" n'auront pas de motifs à s'inquiéter de la présence d'un parti néo-nazi au Parlement grec, la défense des profits .. 

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Publié dans SOCIETE

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