Immigration et marché du travail, Sapir en pire (liberalisme).

Publié le par DAN

Certes, quand il est question de favoriser l'immigration, monsieur Sapir prétend débattre le programme du Front National(a), comme monsieur Wurts (PCF) quand il dénonce les partisans de la sortie de l'euro(b)  c'est déjà là une façon de gagner quelques lecteurs effrayés à l'idée de se trouver rejeter dans un camp jugé peu ragoûtant. Ce sont des débatteurs de basse police. 

Au final si Monsieur Sapir voit dans les prétentions du Front National un risque de renchérissement du coût du travail - ce que j'aurais tendance, ainsi que nombre de salariés, à considérer comme un résultat positif, il reprend à son compte l'argument developpé par la rédaction du "Point" à savoir la difficulté pour les chômeurs d'occuper rapidement les emplois libérés.

Le calcul économique de monsieur Sapir fait l'impasse sur quelques données politiques, redonner l'espoir et un projet de formation crédible à une part importante des 4 millions de chômeurs, lutter contre la marginalisation croissante d'une jeunesse souvent issue des politiques d'immigration défendues aujourd'hui encore par monsieur Sapir.

L'économie clandestine dont monsieur Sapir nous menace de son explosion existe déjà sur les chantiers, la restauration, les exploitations agricoles sans même évoquer celle plus dommageable encore des trafics rendus necessaires à la survie des familles, monsieur Sapir devrait sortir de ses quartiers "bo-bo".

Ce que monsieur Sapir tente d'ignorer c'est le formidable effort de reconstruction d'un enseignement professionnel de qualité auquel devrait s'astreindre l'éducation nationale et peut être devrait il méditer longuement sur le Plan Langevin-Wallon.

Mais encore avec ces arguments libéraux comment espérer reconstruire une industrie nationale dont il nous manque jusqu'aux capitaines, car c'est à moindre coût que nous importons les textiles d'asie ou du maghreb, les automobiles, etc .. L'argument avancé par monsieur Sapir pour l'ouverture  du marché du travail, par monsieur Wurtz pour la défense de l'euro sont des arguments de résignation

(a) "La préférence nationale et son impact .." Jacques Sapir, Marianne2, 7 mai 2011

(b) "Sortir de l'euro ? Ma réponse .." Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche, 28 Avril 2011

. Le marché du travail et l'Intersyndicale, le libéralisme par la fenêtre ?

. L'étrange alliance du Medef et des bureaucraties syndicales - l'ouverture des frontières -

snoopyberet

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