Huit millions de pauvres en France - le bilan du libéralisme.

Publié le par DAN

  HD Cardon 28.10

Il y a une responsabilité des politiques (Ump, Ps, Verts, centristes) dans l'état ou se trouve la France aujourd'hui ; la dérégulation libérale a un centre de décision parfaitement identifié à Bruxelles, l'Union européenne - il n'y a donc aucune fatalité à la misère qui s'accroit, simplement un découragement auquel le mouvement sur les retraites aurait peut être mis un terme en renversant la légitimité au profit du peuple.

Car si le mouvement social est légitime pour une grande majorité de Français, ce n'est pas seulement Sarkozy et l'Ump, mais encore les représentants du Parti socialiste, des Verts, ..  l'ensemble de l'oligarchie qui provoquent la méfiance des Français(a)

La crise n'est donc pas seulement économique et financière, seulement liée à la spéculation, la crise est également politique et sociale car elle revele que les cadres sociaux sont contestés, peut être pas encore de manière active(b) , mais déjà on les sent vides de sens

On pourrait concevoir alors que la période soit grosse d'une révolution, mais pour que la gestation aboutisse faudrait il encore un projet politique rassembleur et crédible qui mette en branle les forces aujourd'hui encore en attente - c'est aussi un constat que l'on peut faire devant l'échec de l'extension des grêves. 

Et quand je dis crédible je ne dis pas que celà doive être la somme de solutions technocratiques à chacun des problèmes constatés


(a) Humanité Dimanche du 4 novembre "Ce que les Français attendent de la Gauche, leur crise de confiance actuelle à son égard". ou encore sur Marianne2, Jacques Sapir. 

(b) Lyon Royal. Elections - l'abstentionnisme n'est pas un apolitisme (sondage)  

stroumphette.jpg mariane2"Trop commode crise qui tend à nous faire oublier que la misère, la pauvreté et la précarité ont pour origine essentielle l'absence d'emplois dignement rémunérés, résultant elle-même de choix et décisions éminemment politiques.
Comment prétendre régler le problème du chômage et du mal-emploi lorsque nos élites politiques et économiques s'évertuent - au nom de l'impérative nécessité de compétitivité - à ériger le dumping social en mesure de la performance managériale ?
Comment croire que la tendance puisse se retourner alors que les plus hautes instances de l'État favorisent l'échange de contrats prétendument mirifiques avec la Chine contre le transfert de savoir-faire technologiques qui dès demain se traduiront immanquablement par de nouvelles délocalisations, accompagnées de leur cohorte de laissés pour (solde de tout) compte ?
La France compte huit millions de pauvres. L'équation est toujours la même. Au-delà des destructions directes d'emplois : moins de paysans, moins de commerçants, moins de petites et moyennes entreprises (PME), c'est mathématiquement moins de cotisations patronales et salariales, moins d'impôts levés, moins de financements pour les services publics (hôpitaux, écoles, etc…) et moins pour les transferts sociaux (sécurité sociale, retraites, etc.). Simple. Simpliste même."
 

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