FRALIB - La légitime défense contre la désindustrialisation !

Publié le par DAN

 
FRALIB-CGT-2012.jpg"Les salariés de Fralib sont en lutte depuis 591 jours. Au lendemain de l’élection de François HOLLANDE, nous avons réaffirmé notre volonté de voir se concrétiser les engagements pris, et exprimé la nécessité d’une table ronde pour la mise en œuvre de notre projet alternatif. Nous vous disions hier qu’au vu des manœuvres et provocations d’UNILEVER, nous avons renforcé la surveillance de l’usine, à l’intérieur comme à l’extérieur.  
Probablement dérangée par ces dispositions, la multinationale se fend aujourd’hui d’un courrier qui nous dit que notre présence sur le site au moment du « démontage des machines » nous fait courir un risque, et que pour des raisons de sécurité, elle nous propose de déménager notre local en dehors du site. Si nous le refusons, elle nous informe que l’accès à notre local se fera par un chemin sécurisé avec une « protection physique » ce qui signifie avec les gorilles ...  FRALIB-2012.jpg
Nous ne nous posons plus la question de savoir si la Préfecture est intervenue auprès d’UNILEVER pour exiger des dirigeants qu’ils ne touchent pas aux machines. De toutes évidences, la multinationale ne veut pas laisser au prochain gouvernement le temps de se saisir de ce dossier." [Source Bellaciao
 

Je dois le dire, et d'abord à l'attention de Nicolas Sarkozy et donc quitte à troubler ses derniers jours de liberté, j'étais fort déçu de l'absence de drapeaux rouges au fronton des municipalités de gauche.

Pour autant la mobilisation sociale que peut cacher une attente de la mise en oeuvre des promesses vraies ou non, car nourries par l'illusion du changement les "promesses" ont leur vie propre et témoignent d'une belle croissance au fond indifférente à la personnalité de François Hollande et davantage liée au sentiment d'insécurité sociale que connaissent les populations modestes, la mobilisation sociale donc ne demande qu'un incident pour ressurgir comme en témoignent les salariés de Fralib

Alors que les politiques réactionnaires font pression par la voix de Merkel, de l'Union européenne ou de l'UMP et qu'à l'évidence des intérêts internationaux (Unilever, Fonds de placement étrangers revendiquant 4 milliards ! (lire)..) sont prêt à agir sans attendre, la mobilisation syndicale, l'organisation et la syndicalisation des salariés sont à l'ordre du jour.

Autodéfense et contrôle ouvrier dans les entreprises sont à l'ordre du jour. 

 
".. L’élection de François Hollande est aussi l’expression d’une forte aspiration à un changement de politique économique et sociale. Elle s’était déjà exprimée dans les mobilisations sociales en 2009, 2010 et dernièrement lors du 1er mai 2012 contre les discriminations et pour la justice sociale.
Un contexte, a priori plus favorable à la satisfaction des revendications, est créé. Il doit se traduire par des décisions nouvelles, propres à changer le quotidien des salariés, retraités et privés d’emploi, à donner confiance aux jeunes dans leur avenir alors que les exigences patronales et celles des marchés financiers sont toujours aussi présentes.
L’intervention et l’action syndicale doivent être renforcées..." CGT, Commission Executive 9 Mai 2012 [source Bellaciao]
 
"Les salariés de Fralib toujours en lutte pour sauver leur usine de Gemenos."

"Ce matin on a mis dehors, de façon pacifique, l'entreprise de sécurité qui gardait les lieux et on a repris possession de l'usine", a déclaré à l'AFP Olivier Leberquier, délégué de la CGT de l’entreprise fabricant du thé et des infusions Elephant.

Du côté de la direction d’Unilever, on dénonce un coup de force. "Les gendarmes ont constaté qu'une soixantaine d'individus cagoulés, armés de matraques et de bombes lacrymogènes, arrivés sur des camions dont les plaques d'immatriculation étaient masquées, ont menacé physiquement les gardes avant d'investir les lieux", a souligné la directrice de la communication du groupe, Sophie Jayet.

Les salariés en sont à leur 592ème jour de conflit. Cette action intervient après la décision rendue par le tribunal de grande instance de Marseille qui a validé en avril dernier le troisième plan de sauvegarde de l’emploi mis en place pour accompagner la fermeture du site de Gémenos.

La CGT a fait appel de cette décision, car les deux précédents plans avaient été invalidés par la justice. ..

"La CGT, qui fait valoir des engagements reçus du futur président de la République François Hollande (PS) pour mettre en oeuvre un projet alternatif de reprise du site, veut maintenir l'outil de travail et réclame une nouvelle table ronde avec les autorités locales sur l'avenir de l'usine.

Mais déjà 80 des 103 salariés concernés ont reçu leur lettre de licenciement. La direction a écrit à la CGT pour lui proposer de déménager son local à l'extérieur de l'entreprise, ou d'en organiser l'accès sous escorte, afin de pouvoir préparer le vidage des lieux en toute sécurité, ce qui a déclenché l'action du syndicat." [Source : L'Usine Nouvelle 12/05/12]

 
  VENINOV - Une victoire de la CGT, la poursuite de l'activité industrielle !
   

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