Foot, populaire et canaille ? entre usine à rêves et usine à fric, politiquement incorrect.

Publié le par DAN

POLITIQUEMENT INCORRECT.

Décidément pour la seule "équipe de France" de ce "sport spectacle" professionnalisé à l'extrême(a) rien est épargné de ce qui peut outrager les bonnes moeurs ; mouvement de grève(1) lors d'une compétition internationale sur le continent africain, recours à la prostitution de filles mineures et enfin aujourd'hui une affaire de quota qui vient souligner que cette activité économique est évidement "mondialisée" et, faute de pouvoir être délocalisée, doit recourir à l'émigration comme hier à la "Traite des Nègres".

Bien évidement il ne faudrait pas oublier des salaires de rêve et une industrie des fournitures qui là encore met à contribution le travail des sans droits, de cette Chine qui fait rêver Mélenchon (Affront de gauche), mais aussi une industrie publicitaire âprement défendue(b). Je ne suis donc guère surpris d'apprendre l'édition d'un ouvrage consacré à "l'économie du foot"(1) , comme on s'inquiète ailleurs des déboires de la mafia des jeux.

Mais bien sûr je m'attarderais sur les travaux de l'Association Foot-Solidaire qui espérait qu'en marge du débat suscité par l'affaire des quotas des décisions soient prises pour assainir les pratiques d'immigration entretenues par ce "milieu". Là encore le Foot est à l'image de notre société qui loin de s'inquiéter du sort des enfants de l'immigration d'hier ("quartiers difficiles", "la racaille") s'ingénie à lui préféré une immigration "plus fraîche" et moins exigeante.


 

L’industrie du football et ses centres de formation

« Tu seras Pelé, Maradona, Zidane » ou... rien

La dix-huitième Coupe du monde de football, qui s’ouvre le 9 juin en Allemagne, sera sans doute l’occasion, pour les promoteurs de ce sport, d’en célébrer les vertus sociales. Mais cet éloge (excessif) devient trompeur quand le football, déjà parasité par les enjeux commerciaux, se mue en rêve de réussite facile. En effet, la grande majorité des jeunes, souvent débauchés en Afrique par les centres de formation européens, restent sur le carreau. [Le Monde Diplomatique]

Lyon Royal mini

(a) Les gesticulations de Collomb et Aulas pour le financement public du stade privé "OL Land", désigné aujourd'hui comme "stade des lumières", à l'évidence sans rapport avec la philosophie autre que libérale de la fine équipe. Voir sur ce thème : "Les Gones pour Gerland".

(b) Toujours à Lyon, ce mois d'Octobre, les peines de prison avec sursis distribuées pour "outrage à la publicité", je résume à ma manière.

 

(1) Stéphane Beaud, "Traitre à la Nation" Ed La Découverte - Bastien Drut "Economie du Football professionnel" Ed La Découverte (Repères) présentés ci dessous :

"Par quels mécanismes économiques et financiersle joueur Cristiano Ronaldo a-t-il pu être transféré de Manchester United au Real Madrid à l'été 2009 pour le montant record de 94 millions d'euros alors même que l'économie mondiale traversait sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale ? La très forte inflation des salaires et des indemnités de transfert met-elle en péril l'industrie du football ? Y a-t-il une corrélation entre masse salariale et performances sportives des clubs professionnels ? Leurs propriétaires ont-ils un objectif de profit ? L’introduction en Bourse est-elle une bonne idée ? Pourquoi les compétitions européennes sont-elles aussi déséquilibrées ? Quels sont les enjeux de la régulation de la mobilité internationale et des règles de fair-play financier mises en place par l’UEFA? 

Cet ouvrage répond à ces questions en mobilisant les outils de la théorie économique. L'économie du football professionnel y est analysée de façon rigoureuse mais accessible au plus grand nombre. De nombreux thèmes en rapport avec l'actualité sont traités. Les multiples dérives (endettement excessif, discrimination salariale, dopage, corruption) sont notamment analysées en détail." "L'économie du Foot"

 

« Désastre national», « défaite sportive et morale », « imposture », « bus de la honte » : la surenchère verbale n’a pas manqué pour condamner la grève des joueurs de l’équipe de France de football lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Dans une sorte d’atmosphère d’union nationale, les Bleus ont été dénoncés, en pleine crise économique, comme des « traîtres à la nation ». Les entrepreneurs de morale républicaine ont aussitôt désigné les coupables : la jeunesse populaire des « cités » françaises, « sous-éduquée », « inculte » et « arrogante ».

À rebours de cette stigmatisation racialiste, Stéphane Beaud, fin connaisseur du monde du football, propose dans ce livre une interprétation sociologique de ces événements qui déplace le questionnement. En quoi les joueurs de l’équipe de France de 2010 diffèrent-ils, par leurs trajectoires sociales et sportives, de ceux de l’équipe glorieuse de 1998 ? En quoi cette équipe reflète-t-elle les changements internes aux classes populaires françaises (l’émergence des jeunes issus de l’immigration africaine) et les transformations du marché du travail du football professionnel (précocité et internationalisation des carrières) ? Et, à un niveau plus contextuel, comment tensions et rivalités peuvent naître au sein d’une équipe nationale ? Quel rôle ont pu jouer les rapports de force existant entre les institutions du football français ? Entre les joueurs et leur entraîneur ? Et, last but not least, entre les joueurs et les médias (à commencer par L’Équipe et TF1) ?... Autant de questions sur lesquelles ce livre apporte un éclairage original, indispensable pour mieux comprendre l’évolution du rapport à la nation dans une société française en mutation, et le rôle singulier qu’y jouent les grandes compétitions sportives." "Traitre à la Nation"

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