Fédérer les résistances au libéralisme, à la mondialisation pour restaurer la souveraineté nationale et le pacte républicain - un appel de J. Nikonoff (M'Pep)

Publié le par DAN

 
RESISTANCE POPULAIRE !
 

Dans le même esprit que le texte de Jacques Nikonoff publié ici, j'avais soutenu la candidature de Nicolas Dupont-Aignan au premier tour de l'élection présidentielle, soutien également exprimé par nos amis de la Nouvelle Action Royaliste. Soutien à une candidature qui exprimait des préoccupations communes à la fois pour restaurer les institutions, sauver l'industrie et l'emploi.

L'accélération de la crise de l'euro et des institutions européennes, la fuite en avant des fédéralistes désireux de placer les Nations sous le contrôle des fonctionnaires de Bruxelles, le contrôle de Berlin, le contrôle des Banques, l'accélération de la crise rend nécessaire un combat qui ne peut plus se satisfaire des escarmouches menées par des troupes éparpillées en multiples chapelles de l'arc-en-ciel politique.

L'intérêt général, l'intérêt de la Nation, nécessite que soient réunis nos efforts pour dans les prochains mois, dans les combats qui s'annoncent à la fois contre les politiques de misère et d'austérité, contre l'abandon de la souveraineté nationale aux banquiers, que nous puissions agir au coude à coude et donner un pôle d'organisation à la résistance populaire

 

A TITRE PERSONNEL, J’APPELLE À VOTER LE 17 JUIN POUR NICOLAS DUPONT-AIGNAN DANS LA 8e CIRCONSCRIPTION DE L’ESSONNE

Le 12 juin 2012.

Dans la 8e circonscription de l’Essonne, le député-maire gaulliste de Hyères, Nicolas Dupont-Aignan, après avoir obtenu 42,8% des voix exprimées au premier tour, est opposé au second tour à la socialiste Aude Bristot (30,2%). Au premier tour, l’UMP avait obtenu 9,5%, le Front national 7,1%, et le Front de gauche 5,5%.

Sur de nombreux sujets, je ne partage pas les analyses et propositions de Nicolas Dupont-Aignan. Mais sur l’essentiel je retrouve les idées que je développe moi-même depuis des années. Ainsi, lors d’un entretien avec le chef de l’État lundi dernier, Nicolas Dupont-Aignan a prôné l’idée d’un « protectionnisme intelligent », le « démontage de l’euro », le « contrôle du système financier », des « coopérations industrielles à la carte en Europe ». Il veut « changer le cadre technocratique et mondialiste dans lequel nous nous enfermons » et « casser les chaînes européistes et mondialistes qui nous empêchent d’avoir la moindre marge de manœuvre ».

C’est exactement ce qu’il faut faire si nous voulons sortir notre pays de la crise, résoudre le drame du chômage notamment par la réindustrialisation, reconquérir les services publics et relancer la protection sociale. Il faut donc maintenir à l’Assemblée nationale une des rares voix qui portera ce message, car on ne pourra pas compter sur le PS et le Front de gauche pour s’opposer au fédéralisme européen. Et il ne saurait être question de laisser un monopole de ces idées à d’éventuels députés issus du Front national, xénophobe et réactionnaire, qui ne feront que les déformer et les instrumentaliser.

Au-delà des élections législatives, la guerre déclenchée contre les peuples par les classes dirigeantes mondiales et européennes impose une riposte à la mesure de l’agression. C’est à la construction d’un nouveau Conseil national de la Résistance qu’il faudrait œuvrer, rassemblant des communistes et des socialistes qui souhaitent recouvrer notre souveraineté nationale, des gaullistes, des républicains et démocrates, des syndicalistes, pour mettre en œuvre un programme de démondialisation.

Jacques Nikonoff

 

Jacques Nikonoff est porte-parole du M’PEP et ancien président d’Attac. Derniers ouvrages publiés :

  • « Sortons de l’euro ! Restituer au peuple la souveraineté monétaire » (Mille et une nuits, 2011).
  • « La confrontation. Argumentaire anti-FN » (Le Temps des Cerises, 2012).
   

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