Faut il sauver nos industries et nos emplois ? - des projets pour la France.

Publié le par DAN

Monsieur le Ministre,

L’entreprise Véninov et le groupe Alkor Vénilia sont au bord du gouffre. La liquidation judiciaire va être prononcée. Conséquences : fermeture des sites et licenciements.

Avec les pouvoirs publics, nous devons tout faire pour trouver une solution industrielle et empêcher ce gâchis.

J’en appelle au gouvernement pour qu’il décide d’un plan ORSEC afin de sauver cette production française de référence. Nous n’avons pas le droit d’abandonner le premier fabriquant européen de nappage plastifié « made in France ». Il faut répondre Non, mille fois Non.

Avec Véninov et le groupe Alkor-Vénilia, ce sont 700 salariés qui sont concernés. Si nous y ajoutons les établissements sous-traitants, 2500 emplois sont menacés.

Je propose que le gouvernement organise un tour de table auprès des grands donneurs d’ordre, à savoir : Carrefour, Leroy Merlin, Auchan, Leclerc ainsi que les enseignes d’ameublement, d’habitat et d’équipement de la maison sur ces produits de référence. Il n’y a aucune raison qu’ils ne soient pas concernés par le maintien d’une activité profitable, en pleine expansion, et qui plus est, installée sur notre territoire national.

J’y ajoute un montage ou un mode opératoire, en lien avec le fonds stratégique d’investissement et la caisse des dépôts et consignations, afin de relancer ces sites industriels.

C’est dans cet esprit que j’ai demandé au préfet de région, une table ronde avec les partenaires économiques, la Courly et la Région Rhône-Alpes.

L’engagement du gouvernement est déterminant car nous devons nous mobiliser dans les meilleurs délais pour établir un plan stratégique de sauvetage de l’entreprise Véninov et du groupe Alkor-Vénilia, mesure impérative eu égard à la situation économique et sociale, au nouveau drame que ce projet de liquidation constitue pour des dizaines de milliers de familles.

Monsieur le Ministre, j’espère que nous pourrons échanger le plus rapidement possible car je suis convaincu qu’il n’y a pas de fatalité à cette casse industrielle et j’ai envie que la France reste debout.

Je suis, bien évidemment, prêt à m’engager avec Mme Michèle Picard, Maire de la Ville de Vénissieux, la municipalité, le comité de soutien et les salariés, car je suis persuadé que dans cette affaire, nous pouvons sortir des sentiers battus pour émerger sur une solution de fabrication de produits uniques en France.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations les meilleures.

André GERIN, député du Rhône, 20 Juillet 2011

Election Présidentielle

PAS DE TREVE POUR LA LUTTE DES CLASSES !

Le Medef est apparement en confiance face à l'essentiel des candidatures à la présidence de la république, le socle commun de l'européisme est solide autour de la défense de l'euro, de Mélenchon au Front National. Le préalable posé par Marine Le Pen à une sortie de l'euro, un consensus européen, ne fait guère plus illusion que la construction d'une "europe sociale" réunissant l'unanimité des nations concernées pour la "gauche".

Cette mise en confiance du Medef à des implications pratiques, les fermetures d'entreprises comme chez Vénilia (Rhône), les menaces de délocalisation chez PSA Aulnay ou un projet de loi, emprunté à l'Italie de Berlusconi, visant à restreindre le droit de grève en saison touristique. La construction européenne encore !

Pour autant il ne me semble pas que les candidats à l'élection présidentielle face assaut de déclarations ou de projets pour sauver l'industrie et les emplois, sans doute, comme pour les retraites, l'argent public fera défaut déjà dépensé à payer les spéculateurs sous les cris enthousiastes des traders des "bourses" européennes.

Et bien naturellement, comme à l'occasion d'autres résistances, les royalistes seront au côté des communistes pour tenter de reconstruire la France et réussir une fois encore, ici nous n'en doutons pas !  

 

PSA AULNAY

Les syndicats CGT et CFDT ont indiqué mardi ne pas avoir eu d'informations complémentaires sur l'avenir des sites d'Aulnay en Seine-Saint-Denis et de Sevelnord dans le Nord, à l'issue d'un comité stratégique qui a abordé la production des petits modèles.

"On ne peut pas dire aujourd'hui que ces sites vont fermer, ni qu'ils ne vont pas fermer", a déclaré Ricardo Madeira, délégué central CFDT. "La direction nous a répété ce qu'on savait déjà, à savoir que produire en France et en Europe de l'Ouest coûte plus cher, mais concrètement que compte-t-elle faire, nous ne le savons pas", a-t-il ajouté. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, "la direction a argumenté pour nous expliquer que la fabrication des petits modèles en Europe n'était pas assez rentable, mais elle n'a pas répondu à nos questions précises sur des indicateurs de rentabilité".

A la suite de révélations au mois de juin par la CGT d'une note datant d'août 2010 évoquant la possible fermeture des sites d'Aulnay-sous-Bois, de Sevelnord près de Valenciennes, ainsi que celui de Madrid en Espagne, la direction avait programmé un comité central d'entreprise extraordinaire et un comité paritaire stratégique. Mais l'avenir de ces sites n'a pas été précisément abordé lors de ces rendez-vous, ont affirmé les syndicats.

Une nouvelle réunion du comité paritaire stratégique est prévue le 10 octobre, mais d'ici là les syndicats d'Aulnay se sont donné rendez-vous en septembre pour "organiser la défense de l'emploi"." Europe1 19/07 

PCF-Classe-ouvriere---Nation.jpg

" ..enfin la gauche établie a totalement renié la nation. Au moment où les capitalistes « français » s’acharnent sur l’industrie et sur l’agriculture de notre pays, donc sur les ouvriers et sur les paysans, pourquoi le PRCF est-il presque seul, en tant qu’organisation se réclamant du marxisme et de la gauche populaire, à défendre la revendication prolétarienne élémentaire de « produire en France », sans laquelle les ouvriers, les techniciens, les petits paysans, les marins-pécheurs, etc. iront coucher sous les ponts pendant que les bobos disserteront à perte de vue sur « l’autre mondialisation » - tandis qu'ils auront concrètement aidé les capitalistes à détruire pour longtemps, avec nos capacités productives, toute possiblilité objective de révolution socialiste dans notre pays -? Comment se fait-il que les militants franchement communistes du PRCF, censurés par la presse et calomniés par tout ce que le pays compte de gauchistes de salon, soient si seuls, en tant qu’organisation politique se référant au combat de classes, à militer pour sortir la France de l’UE avant qu’elle y reste, à fustiger le mensonge de l’Europe sociale, et à porter une pétition de masse pour que la France se retire sur des bases progressistes de la ruineuse zone euro… Comme si le plan « euro + » ne servait pas déjà de feuille de route à toute l’euro-bourgeoisie pour diminuer les salaires et fermer les services publics ? Pourquoi par ailleurs, en dehors du PRCF, PAS UNE organisation politique se réclamant de la lutte des classes et du camp progressiste n’engage-t-elle la résistance linguistique au tout-anglais patronal au moment où Chatel, Pécresse, l’UE veulent contraindre les travailleurs à étudier et à bosser en anglais en favorisant ouvertement la préférence nationale à l’envers des « english mother tongue » chéris par le CAC 40 ?"

PRCF - El Diablo 6 Mai 2011

Publié dans POLITIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article