Essai de traduction de Novlangue : (I) Dette souveraine.

Publié le par DAN

Le Pays dont la dette est souveraine.

Ma foi il est des expressions de Novlangue, comme celle de "dette souveraine", qui sont d'une cruelle vérité. Comment en juger autrement après la nomination de banquiers à la tête des territoires grecs et italiens de l'Union européenne ou encore la mise sous tutelle de quelques fonctionnaires de Bruxelles des budgets de ces administrations territoriales.

Traduisons cela en langue française, et donc au risque de la censure des francophobes, la souveraineté des banques. Il suffit pour s'en convaincre d'aller rechercher quelques informations sur les rémunérations des banquiers, sur les bonus et les super bonus distribués, il n'est d'équivalent que dans la sauvegarde ou l'amélioration du système social de nos parlementaires (retraite, chômage -sic-) car ces derniers sont même protégés contre le risque d'une sanction démocratique !

 Pillage des spéculateurs et emeutiers de Londres

En réalité la "crise" apparaît comme une sordide construction idéologique pour accélérer le pillage de nos économies, pressurées par la fiscalité pour enrichir les banques, vidées de nos industries - voilà l'effort demandé par le Résident de l'Elysée, consentir à notre malheur pour quelques bonnes fortunes de ses amis. 

Il est vrai, par ailleurs, et nous le savons depuis quelques décennies, la démocratie, qualifiée alors de populisme, fait le lit du fascisme.L'idée que nos parlementaires puissent s'en prémunir devient toute aussi naturelle que de concevoir un territoire de l'Union européenne sans gouvernement (Belgique).

Heureusement, il existe des soupapes de sécurité pour réguler la pression des mécontentements, les journées d'actions syndicales ou pourquoi pas les grèves générales de 24 heures et surtout les élections. De ces dernières il restera l'exemple cruel de 2005, puisque le rejet de la Constitution européenne par un référendum populaire aboutira à son adoption parlementaire dès 2007 !

Enfin ne soyons pas pessimiste, selon un sondage (?!?) près d'un Français sur deux, n'imagine pas son avenir avec Sarkozy ou Hollande.  

Publié dans POLITIQUE

Commenter cet article