Espagne : Union sacrée contre la nationalisation des hydrocarbures .. en Argentine.

Publié le par DAN

"Toutes les options" de l'Empire ..
 

L'Union Européenne devait nous apporter paix et prospérité, aujourd'hui on peut en juger sur pièce et sans démagogie.

Parlons de la Paix, il n'y a pas d'année ou en France on nous prépare une guerre, l'Afghanistan ou la Libye, l'Iran ou la Syrie, là encore le succès des aventures militaires n'est à porter au bilan ni des droits de l'homme, ni de la démocratie, mais davantage au Bilan des compagnies pétrolières et de leurs actionnaires.

Encore convient il de noter que l'échec des Etats-Unis en Afghanistan fait suite aux échecs de l'Urss et de l'Empire Anglais, échec qui porte donc encore le germe de quelques espoirs

Il faut le constater, nous n'avions pas connu en France autant de guerres extérieures depuis la fin de l'Empire colonial et la guerre d'Algérie, l'Union européenne renoue donc avec un passé sanglant dont nous pensions la page tournée.

La guerre économique .. 

Les évènements relatés ici nous montrent encore comment le libéralisme et l'Union européenne peuvent instrumentaliser le nationalisme le plus rétrograde, enchaînant à leur Union sacrée les syndicats "réformistes", apolitiques dirait on chez nous.

Dans le même temps en Argentine des patrons d'activités portuaires organisaient des grèves contre les conséquences de mesures protectionnistes sur les importations. Patrons sans doute encouragés par la Sainte Alliance des réactionnaires autour du "glacis" bruxellois.

Et cela, quand nous autres patriotes nous comprenons la volonté de l'Argentine de préserver l'intérêt national contre les grands groupes financiers. 

 

La nationalisation des hydrocarbures par l'Argentine

et la Sainte Alliance

"Le gouvernement argentin a proposé ce lundi un projet de loi au Congrès visant à une prise de contrôle publique de la filière argentine de la multi-nationale pétrolière espagnole Repsol, YPF, par lequel 51% des actions de l'entreprise passeraient entre les mains de l’État argentin.
[...] «pour la première fois depuis 17 ans, l'Argentine a dû importer du gaz et du pétrole ».
La présidente argentine a défendu le projet de nationalisation des hydrocarbures car « nous sommes quasiment le seul pays qui ne gère pas ses ressources naturelles », et a dénoncé le scandale de la privatisation puisque entre 1999 et 2011 « les profits net de YPF furent de 16 450 millions de dollars » et l'entreprise a distribué pour 13 246 millions de dollars de dividendes.» [...]
« Pendant de nombreuses années, dans divers secteurs de l'économie gérés par l’État, on a défendu une politique partisane, qui s'est perpétuée en avançant l'idée que l’État était inutile et que seul le privé pouvait gérer les ressources de l’État » [...]
Face à cette nationalisation de la principale entreprise argentine d'hydrocarbures, les réactions ne se sont pas faits entendre en Espagne. L'opposition résolue du patronat espagnol ainsi que du gouvernement de droite de Mariano Rajoy est tout sauf une surprise.
Toutefois, parmi les premiers soutiens publics de la multi-nationale se trouve aussi le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Son secrétaire-général Alfredo Perez Rubalcaba s'est empressé d'accorder au président de Repsol « son soutien total » dans le contentieux qui l'oppose à l’État argentin. Il a ajouté qu'il « soutiendra le gouvernement dans les mesures qu'il pourra prendre pour défendre les intérêts des entreprises espagnoles ».
Autre soutien surprenant mais éclairant, celui des deux principaux syndicats espagnols, les Commissions ouvrières (CC.OO) et l'UGT adeptes de la ligne du « dialogue social » et partisans du consensus européiste. [...]

La crise a pris enfin une dimension européenne avec le relais apporté aux récriminations espagnoles par les institutions européennnes. La Commission a boycotté ce mardi une rencontre avec des responsables argentinespour protester contre la décision de re-nationaliser YPF.
La porte-parole de la Commission européenne Pia Ahrenkilde Hansen a exprimé son soutien à la multi-nationale Repsol ainsi qu'au gouvernement espagnol: « Nous accordons à l'heure actuelle un soutien politique à l'Espagne, tout en envisageant toutes les options. Cela crée de l'incertitude, ce qui ne va pas dans le sens d'une amélioration des relations économiques, et de l'économie dans son ensemble. » Le président de la Commission José Manuel Barroso a lui exprimé sa « profonde déception » face à la décision de l’État Argentin de reprendre le contrôle de ses hydrocarbures."

Source : Solidarité Internationale PCF (lire l'article)

   

Sur

la

Toile

"La victoire de Cristina Kirchner est une victoire sur le FMI et la Banque mondiale"

Le Cri du Peuple, Novembre 2011. 

   

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