En avons nous fini avec la sarkozysme ? - Le Sarkophage (30)

Publié le par DAN

 
En conservant son titre, le Sarkophage, la publication lyonnaise veut nous mettre en garde, le départ de Nicolas Sarkozy ne signifie pas la remise en cause des orientations héritées de son gouvernement. Une approche critique des orientations de la gauche libérale de François Hollande partagée sur ce blog et qui justifie que je vous invite à découvrir cette publication.  
Voilà en trois extraits d'articles publiés par "Le Sarkophage" qui devrait vous donner l'envie d'en lire davantage. Vous trouverez "Le Sarkophage" dans vos kiosques ou à cette adresse : Les Temps Mauvais BP 1195 69203 LYON Cedex 01 [abonnement simple 13,00 €, soutien à partir de 20,00 €] 
Bien évidement il n'est pas tant question de savoir si vous "adhérez" à l'ensemble des thèses développées ici que de trouvermatière à réflexion pour construire un projet alternatif à une société condamnée à disparaître, avec ou sans nous - là est la question. 
 
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"La victoire de Sarkozy en 2007 etait d'abord la consequence d'une gauche defaite, incapable de marier le rouge et Ie vert.

Sarkozy a ete battu.

Nous n'en avons cependant pas encore fini avec Ie sarkozysme de droite ou de gauche.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

"... Sarkozysme de gauche? Le programme de Hollande ne nous convainc pas.

Il reste celui de cette « gauche placebo» dont parlait Benoit Hamon, il est celui de cette gauche qui choisit Ie productivisme contre Ie Bienvivre, les classes moyennescontre les milieux populaires, Ie liberalisme contre Ie socialisme."

Non, Francois Hollande ne sera pas le president des pauvres apres Ie president des riches ! La France n'en a pas fini avec les puissances de I'argent.

L'autre moitie de notre raison d'etre [Sarkophage] reste donc plus que jamais d'actualite: contribuer a faire naître une nouvelle gauche, une gauche antiproductiviste, une gauche du Bien-vivre, une gauche assumant son desir de socialisme gourmand.. " Paul Ariès (extrait) 

 

La peur du peuple.

"Le terme « populiste » n'a pas de veritable objet. C'est un mot fourre­tout dont use et abuse Ie monde mediatique. Chacun Ie cite sans en donner de definition. il est plus polemique que descriptif: en consequence, iI assimile democrates radicaux et demagogues xenophobes, car iI y a un prejuge antidemocrate en theorie politique, le peuple fait peur.
Des I'Antiquite, Platon et Aristote refusent toute competence politique au peuple. Platon, dans la Republique, nous dessine Ie portrait du democrate comme objet d'incessants desirs, incapable de se soumettre a. une quelconque decision rationnelle. Aristote, dans sa typologie des regimes politiques, classe Ia democratie au rang des regimes deviants, craignant que Ie peuple, c'est-a-dire Ia grande majorite, les plus pauvres, ne s'erige contre la minorite des plus riches et des plus excellents. ...

Pour justifier cet antidemocratisme latent, dans les annees soixante, plusieurs theoriciens liberaux ont promu une these: la survie de la democratie liberale suppose une forme d'apathie politique des classes populaires. Parce que par nature Ie peuple serait conduit a l'exces, Samuel Huntington appelle a limiter son engagement politique. Raymond Aron, aujourd'hui auteur de reference des cerc1es liberaux, soutenait que seuls 10 a. 20 % des individus etaient aptes « genetiquement » a gouverner.
Il y a chez les contempteurs du populisme un mépris du peuple et de la démocratie."

Benoit Schneckenburger "l'accusation de populisme sert les desseins antidémocratiques" (extrait) 

 

Société harmonieuse et modernité.

"La modernite s'est d'abord constituee comme un projet de liberation. Le Sarkophage, journal des Objecteurs de croissance amoureux du Bien-vivre, ne cesse de faire rimer decroissance avec décroyance... Une decroissance bigote? Non merci ! Une decroissance reactionnaire ? Nein Danke ! Comment conjuguer ecologie et modernite?
Là ou les societes dites traditionnelles etaient structurees par des hierarchies, savoirs ou croyances incontestables, la modemite a mis en avant des principes nouveaux : égalite, Etat de droit, progres. Les benefices en ont ete enormes. Les sciences modemes se sont liberees du carcan des dogmes religieux, les individus ont acquis des droits inviolables, la production s'est accrue, les conditions de vie se sont ameliorees et la longevite a augmente. Les grandes crises ecologiques contemporaines ne suffisent pas a remettre en question l'ensemble de ces acquis. Autrement, cela signifierait que l'ecologie s'accommode des inegalites, de l'obscurantisme, de la maladie et de la misere, voire qu'elle se confond avec l'apologie d'une nature sans hommes.
Rien de tel pourtant dans l'ecologie politique. Ce qui. anime les reflexions ecologiques, c'est d'abord, mais depuis bien plus longtemps, Ie constat aujourd'hui partagé, des ravages infliges a la nature et a nos milieux de vie, c'est ensuite Ie rejet des systemes liberaux et oligarchiques fondes sur la concurrence, l' exploitation et la predation, c'est enfin la critique de nos modes de vie unidimensionnels consumeristes et de nos organisations sociales individualistes.
L'ecologie politique ne refuse pas Ie progres, mais met en parallele les benefices lies aux transformations de la modemite et ses ravages, non pas seulement du point de vue environnemental, mais egalement et principalement au regard du vivre ensemble.
La liberation projetee par la modemite a pris la forme d'une separation entre les hommes et la nature, entre Ie passe et l'avenir, entre Ie calcul et la sensibilite. Il s'agissait d'abord de se liberer de tous les carcans empechant les individus d' exprimer librement leur etre. Mais, outre que cela a eu pour consequence de faire de la nature une matiere premiere exploitable, de rejeter tout attachement aux formes ancestrales de vie, cela a contribue a distendre les liens de solidarite traditionnelle, de priver les individus de reperes sociaux solides et de les soumettre a un principe general de concurrence. L'autonomie des Modernes n'etait sans doute pas une illusion, mais poussee jusqu'a une pretendue independance des individus a regard de la societe et de la nature, elle condamne chacun a l'isolement et a l'impuissance. De ce point de vue là, la modemite capitaliste est loin d'apparaitre comme modeme, elle est meme franchement archaique, predatrice, inegalitaire, inconsciente. EUe a de plus remplace les dogmes religieux par les verites incontestables de l' ordre economique capitaliste (croissance, ..)."
Florent Bussy (extrait) 

 

 

@ "A cause du peuple ! Recherche du trésor perdu du socialisme" (Sarkophage et JC Michéa) 3 Février 2012

@ "DESOBEIR ! Colloque du 8 Octobre 2011 à Grigny (Rhône)" (Mairie de Grigny et Sarkophage, ..) 6 Octobre 2011 

 

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