Ecologie et nuisance, Europe Ecologie.

Publié le par DAN

".. Daniel Cohn-Bendit a profité de sa venue à Nantes pour le relancer et confirmer sa prise de distance avec les évolutions actuelles. Favorable au rassemblement le plus large, le principal fondateur d’Europe Écologie s’est par exemple démarqué sur le thème des retraites.
Alors que les Verts et Eva Joly défendent le maintient de l’âge légal à 60 ans, le député européen a jugé « débile » de faire de ce sujet « un marqueur gauche-droite » et s’en est aussi pris aux « slogans anticapitalistes » de certains membres de la direction des Verts, dont son numéro deux, Jean-Vincent Placé.
En clôture des travaux, Cécile Duflot a tenté d’apaiser les esprits en se déclarant « ni gauchiste, ni anticapitaliste, ni libérale » mais « profondément écologiste », tandis qu’Eva Joly a promis de « s’immerger dans les problèmes concrets des Français » tout en fustigeant la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, la qualifiant de « puérile, superficielle et populiste ». .." La Croix 23 Aout 2010

  Joly rêve

et vieilles recettes électorales.

Pas d'engouement sur le web pour Eva Joly ? .. à un journaliste étonné du succès médiatique de l'ancienne magistrate et de la tiédeur des internautes, je peux pour le rassurer dire combien la dame est sympathique mais tout autant hors sujet.

Car la préoccupation des Français n'est pas de savoir si nous avons un besoin urgent d'une nouvelle taxe, taxe carbone ou autres, de péages à l'entrée des villes et mille autres tracas (nuisances) dont les "écologistes" se font les champions, mais de sortir de cette situation de catastrophe économique et sociale ou la sarkozie et d'autres européistes entrainent la France et ses populations.

Hors le "nouveau" parti des frères Cohn-Bendit, dès leurs premières déclarations, devrait faire allégeance à l'Union européenne et au néo-libéralisme et ne se distinguerait en rien du Parti socialiste ou encore du Modem ou de l'Ump, et c'est aussi la seule raison de cette tranformation des Verts en Europe Ecologie. L'idée (sic) étant de faire des voix - plutôt que de mobiliser chez les abstentionnistes, l'objectif est de participer à la redistribution de l'électorat centriste et plus à droite, dans une sarkozie en crise.

Les Verts devaient donc décider de disparaitre lors d'une réunion à tenir à Lyon, il y a donc à celà la reconnaissance d'une anticipation de nos élus écologistes - car ce cap mis sur l'électorat de droite est aussi le voeu de notre maire Gérard Collomb et de quelques autres oligarches écologistes ou socialistes que l'on devrait retrouver encore dans les bagages du candidat DSK.

Mais je suis assez gourmand des plaisanteries de la politique pour laisser ici un socialiste, Gérard Filoche, faire la leçon à l'écologiste - ne doutons pas qu'elle s'adresse aussi à ses camarades.  

RETRAITES - Gérard Filoche répond à Daniel Cohn-Bendit.

"Daniel Cohn-Bendit ironise sur la différence entre 60 et 62 ans au travail. Il n’a jamais vu un ouvrier carreleur à genoux, ni une femme de service poussant son chariot, ni une serveuse et ses phlébites à répétition, il n’a pas idée d’une rentrée des classes pour un instituteur de 62 ans, ni comment vivrait chaque jour une infirmière qui court dans les couloirs de l’hôpital dans sa 63 ° année.
DCB dit que c’est une question de « marqueur » pour ceux qui veulent se distinguer sur les estrades entre Corinne Lepage et Jean Vincent Placé.
Ce n’est pas lui qui travaille de nuit, ni “posté” en trois-huit. Il ne pense ni aux chauffeurs, ni aux nettoyeurs, ni aux ouvriers agricoles, ni à ces 12 millions de salariés qui gagnent moins de 1450 euros par mois en souffrant au travail et qui comptent sur leur droit à la retraite.

DCB est aussi favorable à un Smic-jeune, à la privatisation de la Poste, et pour le travail du dimanche : chacun de ces sujets n’est sûrement pas un “marqueur” entre “réformistes” ou “révolutionnaires”, entre socialistes et “anticapitalistes” mais c’en est un entre une société de justice sociale et une société d’exploitation sans vergogne.
DCB n’a pas idée de l’importance des plus belles années de la retraite entre 60 et 65 ans après 40 ans de labeur. Ceux qui ont souffert au travail savent le bonheur de ces quelques années de repos en bonne santé.

Daniel Cohn-Bendit fait joujou entre “révolutionnaire” et “réactionnaire” au détriment du droit à la retraite, comme si cela n’avait pas un sens pour des millions de salariés souvent épuisés, inaptes, malades ou licenciés vers 55 ans. Et les jeunes qui n’ont pas de boulot savent aussi ce que c’est que d’en attendre pendant 2 ou 3 ans de trop entre 25 et 29 ans… Ce qui serait pire en allongeant la durée du travail jusqu’à 62 ans, âge légal et surtout 67 ans, âge de la retraite à taux plein.

DCB ne sait-il pas qu’en Allemagne aujourd’hui il faut 35 annuités pour prendre sa retraite…  Ce serait un bon “marqueur” que de dire cette vérité-là, plutôt que de contribuer à ouvrir, à la veille de la grande démonstration unitaire de toute la gauche et de tous les syndicats, le 7 septembre,  un champ d’incertitude entre la retraite à 60 ans, un acquis social vital, et la retraite à 62 ans avec 42 annuités telle que Sarkozy veut l’imposer pour le compte de ses amis de la finance.

DCB nous dira sans doute que ce n’est pas non plus un “marqueur” d’exiger une retraite à taux plein à 60 ans, 75 % de reversement, calculée sur 10 ans ou sur les 6 derniers mois, indexée sur les salaires, sans retraite inférieure au Smic. Pour lui, ce sont des détails et sous prétexte de ne pas être “anticapitaliste”, ce sont des détails qu’il faut laisser de côté pour gagner des électeurs du Modem, c’est-à-dire vers la droite : mais ce serait ainsi que la gauche perdrait des millions d’électeurs de gauche qui ne votent plus, hélas, parce qu’on ne s’intéresse plus à ces “détails”, 35 h, 60 ans, ou 1600 euros, qui pour eux sont essentiels." 

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