DSK : Vent de Moscou sur l'Huma-Dimanche ?

Publié le par DAN

"Je crois qu'il nous faut vraiment observer un temps de décence .." Moscovici-sans-rire (France Info) 

L'appel à la décence est un peu tardif, pour DSK à coup sûr, mais pour la presse et les médias français également, dommage.

Concernant L'Huma-Dimanche je m'interroge pour savoir dans quel bunker à l'abris des médias Le Hyaric peut commettre ses editoriaux, pour écrire "A l'heure ou ces lignes sont imprimées, nous ne savons pas ce qui s'y est exactement passé, puisqu'une seule version, celle de la police et de l'accusation, nous est ostenssiblement présentée, faisant fi du principe de présomption d'innocence ..", car pour ce qui est de la réalité du traitement médiatique l'important travail réalisé par Acrimed s'impose à notre lecture et témoigne du mépris avec lequel est traité la victime, Nafissatou Diallo. Mais celà n'empêche pas notre éditorialiste d'insister en milieu de son article, "La troisième réflexion ne nous conduit bien sûr pas à nier la gravité des accusations, l'importance de la personnalité en cause et aussi le sort de la victime présumée, mieux protégée dans ses droits que le présumé innocent .. Pourquoi tant de caméras et de micros pour nous présenter une seule thèse ? Pourquoi ces images dégradantes ? ..".

C'est à la 25° page, à la 25° heure devrais je écrire, que la réalité est rétablie dans un modeste coin, "Pendant 48 heures les médias l'ont oubliée .. Pendant 48 heures, à de rares exceptions près [ dont le Lyon Royal dès le 15 Mai ], personne n'a le moindre mot, la moindre pensée pour la jeune femme ..".

 Sans doute, l'Huma a-t-elle raison de s'interroger sur les dangers que le mode de désignation du président de la république, la personnalisation à outrance, la concentration des pouvoirs font courrir à la démocratie, déjà bien mise à mal par le pouvoir de la Commission européenne, mais le "Tous pourris" jeté à la tête de l'oligarchie de gauche comme de droite reste pleinement justifiée encore par cette sinistre mascarade médiatique. 

NB. Un "Vent" qui soufflerait de la rue de Solferino, presque une flatulence. L'expression "vent de Moscou" date un peu, de l'URSS, mais traduit bien un art consommé de la langue de bois ( .. de sapin pour le PCF) tel que le perpétue l'éditorialiste de l'hebdomadaire. 

 

L'Humanité Dimanche du 19 au 25 Mai, hebdo régulièrement cité sur ce blog.

 

Affaire DSK : l’inquiétant pouvoir des communicants Nicolas Beau LeMonde 20 Mai 2011

Lyon royal

- "Il n'y a pas mort d'homme", plaide Jack Lang, qu'on a connu meilleur communicant. Eh bien si, il y a eu la mise à mort symbolique d'une mère célibataire d'origine africaine.

- Un livre médiocre sur les relations de Strauss-Kahn avec les femmes paraît chez Plon, signé d'une inconnue nommée Cassandre ? A peine l'ouvrage imprimé, un argumentaire assassin sur les erreurs de l'auteur est envoyé dans les rédactions par Euro-RSCG. Le message est clair : les rapports de Strauss-Kahn avec les femmes sont un non-sujet.

(Lire)

Nb. ces deux extraits choisis pour alimenter mon sujet ne rendent pas compte de la qualité de l'article.

 

"Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour que les JT et la presse écrite changent de ton ? Parce que le sort d’une femme de ménage n’a guère d’effet sur le CAC 40 ? Plus probablement parce que l’ethnocentrisme de classe et le machisme ordinaire se mêlent à la déférence pour les élites. Quoi qu’il en soit, DSK fut la seule victime, sous condition de vérification, que la plupart des médias ont évoquée pendant plusieurs jours : DSK humilié, DSK menotté, DSK emprisonné." Acrimed (2)

 

 

Acrimed-logo.png

 

AFFAIRE DSK (3)

 

AFFAIRE DSK (2)

 

AFFAIRE DSK (1)

"Nafissatou Diallo habite un appartement réservé aux personnes atteintes par le VIH ou le sida, assure le New York Post." JDD

 

- Jean-François Kahn : « Je suis certain, enfin pratiquement certain, qu’il n’y a pas eu une tentative violente de viol, je ne crois pas, ça, je connais le personnage, je ne le pense pas. Qu’il y ait eu une imprudence on peut pas le… (rire gourmand), j’sais pas comment dire, un troussage… »
- Alain-Gérard Slama : « Il appelait ça une erreur de jugement (gloussements) ».
- Jean-François Kahn : « … que y ait un troussage, euh, de domestique, enfin, j’veux dire, c’qui est pas bien, mais, voilà, c’est une impression. » France Culture (sic)

 

La gauche se met aux vieux cochons 

 

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Publié dans AFFAIRE STRAUSS KAHN

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