DSK en "Peul position" pour Rikers Island ! (NY Times)

Publié le par DAN

La vie saccagee de Natifassou Diallo !

Nous ne sommes plus ici dans les publications de complaisance comme "Le Nouvel Observateur" nous en a offert le triste exemple(a), mais dans les enquêtes sérieuses menée par une presse crédible au plan international, "le New-York Times".

Trop tard pour "la rédaction" du "Nouvel Observateur" les avocats du "Perv" avaient annoncé qu'ils renoncaient à salir la réputation de Madame N. Diallo, peu après paraissait l'enquête du "New York Times" dont ils possédaient probablement déjà les conclusions.

Crédible, la victime apparaitra au tribunal pour témoigner devant un criminel au passé déjà trouble, Dominique Strauss Kahn, représentant de l'oligarchie française.

Mais au delà de la condamnation du "Perv", l'attitude des médias et de l'oligarchie française devra conduire à réparation pour la victime régulièrement soupçonnée de tous les vices du fait même de ses origines sociales, une situation bien connue dans nos quartiers populaires, la présomption de culpabilité !


(a) Le Mystere Nafissatou Diallo vu par le Nouvel Obs (Affaire DSK)  

 

Alors que des voix s'élèvent en France pour condamner les méthodes utilisées par la défense de DSK visant à "démolir" sa victime présumée, le New-York Times a mené sa propre enquête sur Nafissatou Diallo. Et révèle qu'en raison du passé a priori irréprochable de la plaignante, il sera difficile de tenter de la décrédibiliser.

 

L'accusation a sans doute été soulagée en apprenant les conclusions de l'enquête menée par sept journalistes du New-York Times dont le compte-rendu est publié dans l'International Herald Tribune (son édition internationale) de ce mercredi et est repris par Rue89. Le célèbre quotidien US a retracé le parcours d'une jeune femme "sans histoire", en investiguant en Guinée et aux Etats-Unis, où elle a émigré en 2002.
Education pieuse
Sous le titre de "Le plaignante de Strauss-Kahn, de la hutte à la grande ville", le quotidien dresse le portrait de la fille d'un imam, éduquée durant ses premières années dans la plus pure tradition des écoles coraniques. Un père qui la mariait de force à l'âge de 13 ans avec un homme qui succombera quelques années plus tard à une maladie. Un décès à la suite duquel elle quittera la région de Labé et déménagera à Conakry, la capitale guinéenne, où elle rejoindra l'un de ses cinq frères et soeurs.
Peu de distractions
C'est en 2002 qu'elle décide de tenter sa chance aux Etats-Unis, sans connaître un mot d'anglais, où l'une de ses soeurs l'avait précédée. Neuf années durant lesquelles elle a travaillé dur pour élever sa fille en mère célibataire, d'abord dans un restaurant, dans le Bronx, ensuite au Sofitel, à Manhattan. D'après le NY Times, qui a finalement trouvé peu de choses, ses seules distractions consistaient à regarder des DVD nigérians à la télévision ou, parfois, à aller au café 2115 de Harlem, où se retrouvent des Africains francophones.
Un (petit) mensonge?
Des éléments bien légers pour tenter de décrédibiliser cette femme en apparence sans histoire. Cependant, il existerait une brèche dans laquelle les avocats de DSK tenteront sans doute de s'engouffrer. Ceux-ci étudieront sans doute les conditions de l'immigration de N. Diallo, en "se basant sur l'idée que la vaste majorité des candidats à l'immigration mentent sur au moins un point de leur formulaire (d'acceptation) tant les conditions sont strictes". S'ils parviennent à prouver un éventuel mensonge, cela pourrait jouer en leur faveur aux yeux du jury.

Pas de manipulation
Des avocats qui ont publié hier un communiqué pour expliquer leur démarche et se défendre d'une quelconque intention de "démolir" la plaignante, comme certaines voix en France le sous-entendent. "Nous ne comptons pas manipuler le système judiciaire américain pour obtenir un résultat favorable", précisent Benjamin Brafman et William Taylor. Cependant, ils soulignent l'obligation de mener leur propre enquête en l'absence d'instruction indépendante, comme c'est le cas, par exemple, en Belgique. "Il serait par conséquent plus que téméraire, pour n'importe quel avocat de la défense et dans n'importe quelle affaire aux Etats-Unis, de ne s'appuyer que sur les éléments fournis par l'accusation".
Une accusation qui doit avoir accueilli avec une certaine satisfaction l'enquête menée par le New-York Times. Et qui met du plomb dans l'aile des défenseurs de DSK, convaincus de l'acquittement de leur client. (LS)

  Année du vieux cochon  

Publié dans AFFAIRE STRAUSS KAHN

Commenter cet article