Désertification industrielle et agricole en climat libéral (sécheresse des échanges)

Publié le par DAN

Secheresse des échanges.

L'annonce de la fermeture des usines PSA en France vient sans doute perturber le bel ordonnancement électoral déjà mis à mal par le crime de Dominique Strauss Kahn. Les Confédérations syndicales, y compris Solidaire (Sud), avaient pourtant pris grand soin de ne faire valoir aucunes exigences vis à vis des candidats à la Présidentielle, pas même dans l'écriture des programmes, et ce n'était pas pour se retrouver face à une question qui n'aura d'autre réponse que la nationalisation des industries stratégiques (fermeture des frontières donc aux investissements nomades, à la spéculation sur la baisse du smic, etc ..).

Certains trouveront sans doute à se rassurer des déclarations d'Eric Besson ou de F. Fillon, heureux les simples et les speculateurs, car en ces temps de crise la confiance est nécessaire. Ainsi également en sécurité alimentaire ou les mésaventures du concombre peinent à cacher la réintroduction des farines animales, la confiance se devrait d'être aveugle devant les enjeux d'une agriculture compétitive.

Remarquez qu'élever du bétail pour nourrir le bétail n'est pas moins ridicule ou dangereux que poursuivre la culture du mais en période de secheresse - faire le choix d'une autre agriculture, respectueuse de nous même et donc de la biodiversité ruinerait trop d'intérêts, y compris électoraux, à la Fnsea. Et puis c'est l'Europe que diantre, soyons moderne et "citoyen", en deux mots, fermons la !

Ces annonces n'auront en rien perturber la politique gouvernementale ou l'organisation des "primaires" au Parti socialiste, chez les Verts ou au Parti communiste, sécheresse des échanges.   

 snoopyberet

Interdites depuis dix ans suite à la maladie de la vache folle, les farines animales pourraient être réintroduites partiellement dans l'alimentation du bétail l'an prochain dans l'Union européenne. Un sujet qui interpelle déjà les consommateurs.

 

En juillet 2010 Bruxelles a proposé de lever l'interdiction du recours à certaines farines animales pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles, poissons), estimant que les conditions sanitaires d'il y a dix ans ne sont plus d'actualité. Selon l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), les risques seraient «négligeables» si l'on nourrissait les non-ruminants avec des farines animales sécurisées issues d'espèces différentes (des farines de porc pour les volailles, des farines de volailles pour les porcs). Pas question, par contre, de revenir aux protéines animales pour les ruminants (vaches, moutons), censés se nourrir d'herbe, même si les mesures drastiques (abattage des troupeaux notamment) ont permis d'éradiquer «quasiment» la maladie de la vache folle. Le retour des farines animales, moins coûteuses que les farines végétales, devrait aussi améliorer la compétitivité des éleveurs.

... Selon un sondage effectué par l'association CLCV, 88% des consommateurs interrogés ont affirmé leur opposition au retour des farines animales. «Les Français restent très marqués par la psychose de la maladie de la vache folle, il subsiste un traumatisme avec les farines animales, estime Charles Pernin, chargé de mission alimentaire à la CLCV. Une telle mesure ne serait pas pertinente pour l'image des viandes." Telegramme.com 9 Juin 2011

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