De Prague au Tibet, le PCF renoue avec un candidat de tradition : JL Mélenchon.

Publié le par DAN

L'ombre du bourreau. 

Dans un des textes que je préfère de Jacques Bainville, consacré à la Révolution russe, il nous met en garde contre l'usage abusif et trompeur des "traditions". Cette mise en garde n'était elle pas connue des électeurs à "la primaire" du Parti communiste ? probablement pas.

Mes souvenirs d'ancien contributeur au bulletin "Unir - Débat pour le socialisme"(a) m'ont laissé le souvenir d'un Parti communiste bien trop dominé par le sectarisme intellectuel pour qu'une telle lecture soit même concevable. 

Cependant il faut bien reconnaitre que ce sectarisme est assez généralisé à l'ensemble de la sphère politique, sinon remarquez bien que l'usage qui est fait du Front National comme épouvantail dans nombre de débats ne fonctionnerait pas.

Mais ce ne sont là encore que des généralités qui n'excusent en rien la triste réalité de la candidature de JL Mélenchon.

La référence au groupe et au bulletin "Unir" n'est cependant pas faite sans raison, il fut aussi l'éditeur d'une brochure de dénonciation du "Panzer-communisme" à l'oeuvre contre "le printemps de Prague" .. et nous voilà aujourd'hui avec pour candidat des communistes un défenseur de l'occupation du Tibet, un bien mauvais "karma" pour mon défunt Parti, le "Parti des fusillés".

Mes condoléances à "la famille", comme il est est aussi de tradition, mais encore un argument suffisant pour s'abstenir de voter pour l'ombre du bourreau.  


(a) Mais je reste bien plus "jeune" que vous n'oseriez l'imaginer ..

 

dalai-lama.jpg"Si Jean-Luc Melenchon n'existait pas, il faudrait l'inventer. Il manquait effectivement, dans le paysage politique français, un défenseur de la vision chinoise sur le Tibet, vu que les communistes français ont, depuis longtemps, renoncé à jouer ce rôle vis-à-vis de leurs ex-camarades chinois. Les journalistes chinois à Paris ne s'y sont pas trompés, qui cherchaient mercredi matin à l'interviewer de toute urgence…

» Parler d'invasion en 1959 pour qualifier un événement à l'intérieur de la révolution chinoise est aberrant. »

Outre le fait que, pour quelqu'un qui veut donner des leçons d'histoire du Tibet, il se trompe de neuf ans vu que c'est le 7 octobre 1950, et pas en 1959 (il confond avec la fuite du dalaï lama en Inde) que les troupes chinoises ont envahi le Tibet, c'est une drôle de vision qu'avance le sénateur de l'Essone, où la force de la révolution avance avec des chars. Morale de cette histoire, version Melenchon :

» Ce qui se fait est une insulte gratuite et injustifiée contre les millions de Chinois qui ont voulu et préparent activement les Jeux. Pour moi il flotte un relent nauséabond de racisme sur cette marmite ! » [Rue89, P.Haski, 9 Avril 2008]

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