Crise de l'Union Européenne, ouverture des frontières et condition ouvrière.

Publié le par DAN

Point - Lyon Royal"Il n'est pas de sauveur suprême".

A force de répéter que les prolétaires n'ont même plus droit à une patrie, certains espéraient les en avoir convaincu. Convaincu, non pas tant par les léninistes et autres staliniens, les libertaires en remorque, mais par les libéraux dont l'oeuvre destructrice inspira tant Karl Marx. A croire que de la leçon les prolétaires n'ont retenu qu'une ritournelle, "il n'est pas de sauveur suprême", et voilà "la gauche" résignée à faire son deuil des classes populaires.

A entendre les déclarations et campagnes menées contre Nafissatou Diallo par notre oligarchie politique et médiatique(a) ,  voir les mêmes, et quelques autres malheureusement, nous "accuser" de racisme ou de xénophobie donne à cette propagande une consistance peu ragoûtante quand nous défendons le contrôle du marché du travail comme d'autres marchés par un protectionnisme adapté à une nouvelle industrialisation de notre pays comme à une nouvelle agriculture.

Serions nous alors plus xénophobes que ceux qui souhaitent, comme nous, un nouveau retrait de l'OTAN pour s'éviter des guerres injustes (Afghanistan, Libye) et une défense nationale au service de la souveraineté populaire ? et pour chaque pays la même "punition" ?

Mais revenons à mon propos de départ, la mise en concurrence des prolétaires de par le monde, la délocalisation de nos emplois à domicile. 

Un article publié par L'Humanité-Dimanche(b) permet de mieux comprendre quels intérêts sont poursuivis ici au travers de l'ouverture des frontières de l'Union Européenne : destruction des acquis sociaux, renforcement de l'exploitation - le retour des Ténardiers comme l'exprime dans sa chronique Gérard Filoche.

L'article nous fait découvrir un prolétariat portugais touché par le chômage et la crise que nourrit la spéculation financière sur la dette. Des sociétés d'emplois intérimaires qui organisent une traite négrière ou rien ne manque, promiscuité du logement, vol sur les indemnités et bien sûr la répression du syndicalisme (CGT Interim). Sur ce dernier point, sans m'attarder davantage sur les discours de quelques sectes squelletiques sur l'absence de représentativité des syndicats dont nous voyons ici une des raisons (refus de renouvellement des contrats de mission) je releverais l'usage qui est fait de la mise en place d'un syndicat jaune par la direction (FO) car je ne sache pas que celà conduise à des campagnes d'exclusion au sein des Confédérations.

Née de la "guerre froide", FO apparait encore marquée par des pratiques que pouvaient justifier à ses yeux l'engagement anti-communiste y compris donc dans les entreprises, conviendrait il encore de savoir tourner la page après tant d'années.

De tout celà résulte la nécessité d'un contrôle ouvrier des flux migratoires et aussi des entreprises de location de main d'oeuvre, sinon leur interdiction et leur remplacement par un service public de l'emploi. Mais je dis celà dans la logique d'un programme ouvrier et non à l'adresse d'une "gauche" défunte.   

(a) Les "bien-pensants", JF Kahn, J. Lang, BHL, le Nouvel Observateur, etc ..

(a) HD du 26 au 31 Mai : "BTP : Le joug posé par Mercury sur les intérimaires portugais"de Dominique Sicot.

Lutte des femmes de ménage chez Accor France (Hotels Sofitel ..). 

Quel rôle fait on jouer à "la lutte contre le FN et l'extrème droite" ? 

Immigration et marché du travail, Sapir en pire (liberalisme). 

Un Premier Mai de contrition ? - "aimons nous les uns les autres". 

L'étrange alliance du Medef et des bureaucraties syndicales - l'ouverture des frontières - 

L'affaire Engelmann, le Front National et la CGT - reflexions.  

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