Crise de l'europe et mouvement social - réflexions pour l'avenir.

Publié le par DAN

Sans doute peut on partager certaines des analyses de nos amis communistes français(a) sur la situation sociale et les difficultés de l'affronter pour un syndicalisme coulé dans le moule du "dialogue social" depuis trop de decennies et qui affichait avec complaisance avoir rompu avec la lutte des classes - car à l'évidence ce n'était pas le choix du Medef.

On peut encore s'inquiéter de concert sur l'absence de reflexions et de projet global qui au delà de la défense ponctuelle des retraites, des services publics, des emplois permettent une réelle mobilisation de l'ensemble des salariés aujourd'hui en grande difficulté et qui ne trouvent pas dans ces mobilisations parcellaires l'espoir de changer leur situation à terme.

Et pas davantage de réponses crédibles de la social-démocratie - sauf à considérer le programme racoleur en cours de rédaction du PS pour autre chose qu'un miroir aux alouettes. Car à l'évidence l'univers indépassable de tous est l'Union européenne et l'euro et pour l'heure la politique définie par le "camarade directeur" du FMI, et c'est en tout cas le choix du gouvernement social démocrate de Zapatero en Espagne.

Ce qui fait donc défaut au syndicalisme c'est la capacité de s'émanciper de l'oligarchie politique, sous la double contrainte de la tradition marxiste et du parlementarisme; son incapacité à développer un projet indépendant de société et de s'organiser conséquemment. Incapacité bien française encore de s'émanciper du discours anarcho syndicaliste -ultime refuge des attentistes- qui à la réalité qu'il nous faut transformer prefere opposer un discours aussi radical que défaitiste en fait.

C'est à ces enjeux que, plus que nous autres, sont confronté les syndicats espagnols - c'est à dire face au défaitisme de leur gouvernement socialiste devant la ploutocratie, le pouvoir des financiers de l'Union européenne. Et à ne pas y prendre garde l'autre "alternative" pour sortir du bourbier européen et de la crise qu'elle genere, elle pointe en Hongrie, après la Flandre et la Hollande et la candidature de DSK en France offrirait à son tour un boulevard au Front National.

Ne pas désespérer donc, pas même d'un hypothétique retour du marxisme, qui devrait pour beaucoup à une certaine paresse intellectuelle, car si la France fut la patrie de Jules Guesde et de Jaurès elle ne le fut pas moins de Proudhon et Sorel(b) et ce peut être aussi les références utiles à la construction de nouvelles alternatives.    

 

  snoopyberet


(a) "Bellaciao"

(b) Anne Marie Chambost -"Proudhon l'enfant terrible du socialisme" Armand Colin 2009

     PJ Proudon "liberté partout et toujours" textes choisis, Vincent Valentin, Les Belles Lettres 2009  

L'europe en grêve ? - Grece, Espagne, France ..
"La menace d'une grève générale pour protester contre le plan d'austérité gouvernemental se précise en Espagne, même si les syndicats hésitent à franchir le pas. "Nous en sommes désormais plus proches qu'il y a une semaine", a déclaré lundi le secrétaire général des Commissions ouvrières (CCOO), Ignacio Fernandez Toxo, sur la chaîne de télévision TVE. Mais il a ajouté : "Une grève générale serait la pire des choses qui puisse arriver à l'Espagne." Les CCOO, principal syndicat du pays, et l'Union générale des travailleurs (UGT), la seconde centrale du pays, ont déjà lancé un mot d'ordre de grève dans la fonction publique le 8 juin prochain. .."

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Reflexions sur un Premier Mai et le syndicalisme.

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