CFDT. Pour la suppression du droit à la retraite, de votre vivant - Equilibrer les comptes du patronat.

Publié le par DAN

sine et retraite
 
Chérèque et Notat plus dangereux que Marine Le Pen !          

Les prises de position de la CFDT qui cherche à faire entériner les réformes successives des retraites (1995 à 2010) permettent à François Chérèque d'espérer un bel avenir. Nicole Notat qui le précéda à la direction de la CFDT dans ce travail de remise en cause des acquis sociaux accéda ainsi à la Présidence du Siècle ce club huppé des classes dirigeantes, dont le ministre des économies et de la Finance, Pierre Moscovici est aussi vice-président. 
Des politiques plus dangereuses pour les salariés et les classes populaires car bien plus que la propagande de Marine Le Pen ces politiques incitent les classes populaires à voter et à soutenir le Front National, l'anti-système ou supposé tel. L'échec de la tentative de reconquête par le Front de Gauche dans les banlieues lyonnaises (2012) est significative de la profondeur du fossé creusé par les trahisons successives de "la gauche" capitaliste a

Ainsi la CFDT va-t-elle donner argument au gouvernement de F. Hollande de maintenir le cap d'une austérité payée par les populations modestes et permettre la continuation des turpitudes de la Finance et de l'oligarchie (lire).

Ces orientations  - Continuer de payer la rançon aux spéculateurs avec l'argent des populations modestes et, peut être, une participation des "riches" - déjà perceptibles dans les hésitations de l'oligarchie à donner plus de précisions sur le contenu du "décret retraite" avant les législatives, si elles expriment autant la bêtise que la duplicité, ne pourront être ignorées au moment du vote.          

 

"A la CGT, la position officielle est également le retour de la retraite à 60 ans, mais le syndicat ne va pas jusqu'à demander qu'elle soit à taux plein. La centrale, empêtrée dans une profonde crise de succession, pourrait d'ailleurs se contenter d'un décret restreint, dans l'attente de la négociation sur l'ensemble du système qui doit être lancée lors de la conférence sociale de juillet. "Certes, on aurait préféré que les trimestres validés soient pris en compte. Ce n'est pas le cas, bon, on prend acte de la décision de François Hollande", a ainsi expliqué Eric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT en charge des retraites, le 11 mai, en affirmant que "cela sera toutefois peut-être négociable". Bernard Thibault s'est contenté de plaider, le 14 mai, pour que "les modalités d'application soient plus larges que celles qui ont été annoncées jusqu'à présent".

Du côté de la CFDT, on ne cache pas ses faveurs pour l'hypothèse d'une simple extension du dispositif carrières longues aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ans, sans changer les modalités de calcul des périodes cotisées. "Il faut veiller à ne pas trop déstabiliser les comptes des régimes. Avec 150 000 personnes par an, on aura déjà 20 % d'une génération qui pourra partir à 60 ans", avance Jean-Louis Malys, le "M. Retraites" de la CFDT. Selon lui, 60 % des périodes de chômage sont déjà comptées comme cotisées en raison des modalités de calcul qui effacent les courtes périodes sans emploi. "Il faudrait toutefois envisager des aménagements pour deux situations un peu difficiles : les chômeurs seniors de longue durée et les femmes dont les arrêts maternité ne sont pas comptés comme cotisés, car ils ne bénéficient pas d'un complément de salaire de leur employeur", avance-t-il" (Le Monde -extraits-)

 

Bien sûr tout cela n'est pas de la responsabilité des seuls adhérents de la CFDT. Ainsi, pour ce qui est des fonctionnaires syndicaux de la CGT, le manque de combativité à défendre - et d'appeler à défendre par la mobilisation des salariés - ce qui reste des "revendications" exprimées par des millions de salariés mobilisés et déjà trahis en 2010 - j'avais souligné ici que la Retraite avait été gommée des 10 revendications mises en avant par les fonctionnaires syndicaux de la CGT - on doit voir là l'effort de "réalisme" à quoi doit les éduquer la "Confédération européenne des syndicats".

Mais après cela, et pour compléter un menu déjà bien indigeste, faut il encore constater que le syndicalisme français continue de baigner dans un apolitisme pépère fait de collaboration pour les uns, d'indifférentisme pour les autres. Il n'est donc pas pour me surprendre de devoir constater que le vote FN progresse d'autant chez les adhérents des Confédérations de collaboration que cela pourrait être retenu comme indice de ces politiques.

Aussi dois je avouer mon manque d'ardeur à critiquer les choix, pour aberrants qu'ils soient, de certaines classes populaires au moment du vote, car le drame est bien là, l'absence d'alternative qui cherche à nous sortir de l'ornière de l'Union européenne, de l'euro, du glacis libéral - et faisant de la défense des intérêts des classes populaires et des salariés le socle de leur action.

 
Lire aussi : Retraite à 60 ans - La continuité du sarko-socialisme c'est maintenant.
retraite b  retraite c 

SUR

LA

TOILE

@ " Décembre 1995, un hiver chaud en France." Harman

@ "La Fronde contre N. Notat à la CFDT" 1996 Libération

@ "Retraites, les syndicats divisés." Le Monde 24/05/2012

 

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