Attentats de Karachi - l'affaire qui poursuit Nicolas Sarkozy.

Publié le par DAN

Karachi: ouverture d'une enquête pour entrave à la justice

L'information judiciaire, confiée au juge Renaud van Ruymbeke, concerne également le chef de "faux témoignage".

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour "entrave à la justice" et "faux témoignage" après la plainte en juin dernier de six familles de victimes de l'attentat de Karachi, a-t-on appris mardi 14 septembre de source judiciaire. Cette information judiciaire a été ouverte fin mai et confiée au juge d

Les faits d'"entrave à la justice" visent la Direction des constructions navales et sa branche internationale, DCN-I, auxquelles il est reproché de ne pas avoir communiqué à la justice des documents internes, dont une note baptisée "Nautilus" liant l'attentat à l'arrêt des commissions versées en marge du contrat de vente de sous-marins au Pakistan, et non à l'acte d'un groupuscule islamiste.

Ceux de "faux témoignage" concernent les déclarations devant le juge d'instruction antiterroriste, qui enquête sur cet attentat, de l'administrateur d'une société luxembourgeoise, Heine, utilisée par la DCN pour verser des commissions à l'étranger.

'instruction Renaud van Ruymbeke. -NvObs 14/09/10

 

vox karachi sarkozyAlors, comme au Pakistan(a) le terrorisme semble sauvé des eaux, il serait temps que l'Elysee nous dévoile les secrets de l'attentat de Karachi. Comme pour l'affaire Woerth Bettencourt il serait question de financement des campagnes électorales au RPR (Ump) ici de Balladur et de son directeur de campagne, Nicolas Sarkozy. Remarquons, si l'enquête devait aboutir, qu'il ne suffirait pas d'afficher des airs de grand bourgeois, comme Balladur, pour s'affranchir d'un comportement de fripouille. Car tous les ingrédients des financements occultes sont réunis, abus de biens sociaux, sociétés écrans et paradis fiscaux, avec Sarkozy à l'expertise.

Dans cette affaire pakistanaise ou des commissions seront effectivement versées à deux libanais, la suite - c'est à dire la rupture des engagements pris avec les intermédiaires pakistanais, conduirait à la mort de onze ingénieurs français.

Pour autant il n'y a là rien qui puisse justifier du "secret défense" - une affaire de voleurs de poules .. de poules aux oeufs d'or, les contrats d'armement, sans plus. Mais ici tout se joue avec la prescription des faits comme déjà "la corruption" et "l'abus de biens sociaux" écartés pour cette raison - le "secret défense" est l'arme ultime pour ne pas rendre compte à la justice


(a) PESHAWAR — Au moins 19 personnes, dont quatre enfants, ont péri et 45 ont été blessées lundi dans un attentat suicide contre un poste de police au Pakistan, où les talibans alliés à Al-Qaïda intensifient leur campagne qui a déjà tué plus de 3.700 personnes en trois ans ..

Marc Trévidic. Le juge breton qui défie Sarkozy

5 septembre 2010 - Le Telegramme.

Attentat de Karachi, moines de Tibéhirine, génocide rwandais, réforme pénale. Le juge Trévidic dérange. Il est l'un de ces magistrats enquêteurs qui ne renoncent jamais. L'un de ces juges dont Nicolas Sarkozy ne veut plus entendre parler. Portrait d'un juge d'instruction... en sursis.
à visiter .. KARACHI GATE

"Après de nombreuses années, pendant lesquelles la seule piste d'enquête fut celle d'un attentat commis par Al-Qaïda, la justice s'intéresse aujourd'hui à l'hypothèse d'un règlement de comptes politico-financier lié au contrat d'armement dans le cadre de l'exécution duquel sont morts 15 personnes, dont 11 employés de la Direction des constructions navales (DCN), le 8 mai 2002 à Karachi. Le secret défense joue un rôle capital dans ce dossier dans la mesure où il empêche quasi systématiquement le juge en charge de l'affaire, Marc Trévidic, d'avancer avec tous les éléments nécessaires.

   Nicolas Sarkozy a joué un rôle à la fois institutionnel et personnel. On le sait peu mais le ministre du Budget est, en France, un personnage clé des ventes d'armes, qui est au courant de tout, y compris des commissions. Dans le cadre du contrat Agosta, qui était un contrat aberrant politiquement et économiquement, Nicolas Sarkozy a d'abord validé son plan de financement absurde.

Ensuite, nous avons découvert un document saisi à la DCN qui montre que M. Sarkozy a supervisé, puis validé, depuis Bercy, la création d'une société offshore au Luxembourg, du nom de Heine, par laquelle ont transité en 1994 des commissions suspectes versées à des intermédiaires imposés à la dernière minute dans le contrat Agosta par le gouvernement Balladur.

Le livre raconte également l'extrême proximité de l'un de ces intermédiaires - le fameux Ziad Takieddine - avec Nicolas Sarkozy et son premier cercle. Enfin, nous produisons des documents nouveaux qui indiquent que Nicolas Sarkozy serait intervenu, six mois avant son élection à l'Elysée, pour que cette affaire ne soit pas rendue publique. Notre livre ne repose pas sur les affirmations de Dominique de Villepin, mais sur des dizaines de documents, dont beaucoup sont inédits, et de témoignages d'anciens hauts responsables de l'armement, de militaires, de magistrats, d'enquêteurs... Nous avons interrogé DDV, mais aussi Charles Millon, Charles Pasqua, Claude Guéant, Brice Hortefeux... Ce que nous révélons des dessous glauques du business des ventes d'armes n'est pour arranger personne. Ni les chiraquiens, ni les sarkozystes... C'est un trou noir de la République dans lequel rares sont ceux qui veulent s'aventurer." L'Express Mai 2010, extraits, (lire ici)

 

Publié dans AFFAIRE KARACHI

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