POLICE JUSTICE - Aux frontières du syndicalisme défendre l'indefendable (Bobigny).

Publié le par DAN

Point - Lyon RoyalPolice. Voilà une corporation bien malmenée et bien mal défendue par son Ministre mais encore par ses syndicats car notre pays a besoin d'une police irreprochable et nous sommes loin du compte - ainsi de voir evoquer la corruption qui regnerait dans ses rangs à Marseille sur nos écrans télé par des spécialistes que l'on peut difficilement accuser d'entreprise de subversion ou encore les faits inacceptables de violences et de faux en écriture condamnés par le Tribunal de Bobigny et qui devraient entrainer à minima l'exclusion de la Police Nationale.

On ne peut, comme certains syndicats; s'indigner et du laxisme de la Justice ou des politiques et vouloir excuser de graves atteintes à l'ordre public par ceux sensés le défendre. D'autre part si certains quartiers ne peuvent être les territoires du lumpen-prolétariat, les méthodes de police ne peuvent être ceux de ses agents.

Permettez moi encore de m'étonner que ce gouvernement si prompt à faire licencier des salariés protégés (mandataires syndicalistes), à les trainer devant les tribunaux pour des faits autrement moins graves que des atteintes à l'intégrité des personnes ou aux libertés, que ce gouvernement se livre en toute impunité à une indécente démagogie contre la Justice qu'il prive dans le même temps des moyens d'une activité plus sereine. 

Car si des policiers, des syndicats, veulent témoigner de leur solidarité avec ces hommes, leurs anciens collègues, qu'ils le fassent en aidant à leur reconvertion professionnelle et qu'Hortefeux s'occupe du déneigement des routes, là ou "son talent" fera moins de tort à la république.

" ..Début septembre, après une course-poursuite à Aulnay-sous-Bois, un policier est percuté par une voiture et blessé à la jambe. Ses camarades interpellent l'automobiliste qu'ils pourchassaient, le placent en garde à vue et l'accusent, dans le procès-verbal, d'avoir provoqué l'accident. L'homme nie. Pendant l'interrogatoire, il reçoit des coups qui lui valent cinq jours d'incapacité totale de travail.

L'Inspection générale des services (la « police des polices ») enquête. Les récits des policiers ne tiennent pas. Ils ont menti : le blessé a été percuté par des collègues d'une seconde patrouille !

Ces sept hommes, âgés de 23 à 32 ans, étaient jugés pour dénonciation calomnieuse et faux en écriture. Trois étaient aussi poursuivis pour violence aggravée. Lors de l'audience, le 4 novembre, trois policiers ont reconnu avoir menti et s'être concertés pour établir un faux. Les autres ont nié.

La fin de leur carrière

Le tribunal a souligné « la gravité des faits » et pesé « le degré de participation ». Il inflige des peines allant de six mois de prison à un an, pour trois policiers. La sanction sera inscrite sur le casier judiciaire de cinq d'entre eux, ce qui signifie la fin de leur carrière. .." OUEST FRANCE 11/12/10

guignol 

Publié dans SOCIETE

Commenter cet article