29 Février, la Confédération européenne des syndicats, la catin et l'ingénue.

Publié le par DAN

 

Mon  lecteur assidu ne manquera pas de critiquer les fréquents doublons parmi mes billets, à croire que je "soigne" mes mauvaises humeurs - et comme celui-ci se moquait encore de mon intérêt pour la CGT, quelle meilleure façon de le rassurer que de traiter ici de la CES (Conf. européenne des syndicats) dont sont adhérants la CGT mais encore la CFDT, FO, l'UNSA et la FSU, un joli bouquet d'européistes.

La CES s'inquiète donc de ce que le Traité retarderait l'intégration européiste des populations et mettrait à mal le projet de "gouvernance économique" qu'elle soutient, elle s'inquiète du développement d'un "libéralisme d'Etat" qui fait toujours davantage ressembler la zone euro à la zone rouble et au pillage destructeur des économies nationales.

La CES se refuse sans doute de constater la nature intrinsèquement contre-révolutionnaire de l'Union européenne, son caractère anti-démocratique, pour ne pas dire dictatorial, qui s'était déjà imposé à la France lors de la ratification du Traité de Lisbonne, ce premier coup d'Etat de Nicolas Sarkozy contre la décision populaire prise par référendum en 2005.

La CES et ses Confédération adhérentes pourront continuer de ponctuer de leurs jérémiades la liste des défaites sociales, de vieilles catins pourront continuer de jouer les ingénues - Ce nouveau Traité de stabilité est un argument supplémentaire pour quitter l'Union européenne et refonder une europe démocratique de nations associées

Mais plus encore cette nouvelle "journée d'action" - dont nous connaissons trop bien les effets - est un temps nécessaire pour dénoncer "l'apolitisme" de nos Confédérations, qui n'est que l'acceptation des cadres de la contre-révolution libérale.

Résistance ! ils disent, nous constaterons aux premiers sabotages des institutions européistes si le mot d'ordre est entendu.

 

NB. Ce qui est dit là des Confédérations syndicales est également vrai pour "la gauche", Parti socialiste ou Front de Gauche. 
 
A propos du Traité de stabilité ..

"Les 8 et 9 décembre 2011, le Conseil européen a décidé de s’engager dans un accord international visant à renforcer la discipline budgétaire. Les gouvernements ont estimé que le renforcement des obligations budgétaires ferait reprendre confiance aux marchés et sauverait l’euro. La décision a été suivie par des négociations intenses et semi-secrètes afin de parvenir à un accord pour la fin du mois de janvier 2012. Le processus de négociation a ignoré le contrôle démocratique qui devrait normalement caractériser toute réforme de l’Union, notamment en n’impliquant pas pleinement le Parlement européen. La CES déplore ce processus non démocratique et ses conséquences non démocratiques au niveau national.

La CES s’oppose à ce nouveau traité. Bien que nous soyons en faveur de règles communes et d’une gouvernance économique, nous ne pouvons soutenir ces règles. Nous sommes convaincus que les propositions du traité affaibliront l’Europe au lieu de la renforcer. Le nouveau traité réduira le soutien de la population pour l’intégration européenne, ralentira la croissance et augmentera le taux de chômage. 

Le besoin de gouvernance économique est utilisé comme un moyen de restreindre les mécanismes et les résultats des négociations, d’attaquer les systèmes de relations sociales, et d’imposer une pression à la baisse sur les niveaux de salaires négociés par convention collective ; d’affaiblir la protection sociale et le droit de grève, et de privatiser les services publics. La CES résiste activement à ces attaques qui, les unes après les autres, risquent de démanteler un modèle social unique au monde. Les initiatives allemandes telles que l’Agenda 2010 et l’augmentation de l’âge de la retraite, qui se sont avérées mauvaises et dommageables au niveau social, ne devraient pas être imposées aux autres pays européens. 

Le nouveau traité ne fait que stipuler la même chose : l’austérité et la discipline budgétaire. Il obligera les États membres à mener des politiques fiscales procycliques préjudiciables, qui donnent la priorité absolue aux règles économiques rigides à une époque où la plupart des économies sont toujours faibles et où le taux de chômage atteint des niveaux intolérablement élevés. Cela engendrera une pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, un contrôle et des sanctions. Les gouvernements qui ne parviennent pas à se conformer au pacte budgétaire seront traduits devant la Cour de justice européenne, qui pourra imposer des sanctions."

 Extraits de la déclaration publiée sur le site de la CGT. 

   

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