24 Juin 2010 - 24 Juin 1894, contre des lois scélérates (LYON).

Publié le par DAN

24 Juin 1894 Sadi Carnot

LYON. - Ce 24 Juin nous manifesterons pacifiquement pour le droit à la retraite et contre ce gouvernement de la réaction bourgeoise. D'un autre 24 Juin nous nous souviendrons; de la mort violente de celui qui institua "les lois scélérates" ainsi que les dénonçaient dans une brochure commune, le futur député socialiste du Rhone, Francis de Pressensé, cofondateur de la Ligue des Droits de L'Homme et un anarchiste réputé du nom d'Emile Pouget.

Les moeurs de nos sociétés ont semble-t-il changé, on voudrait encore s'en persuader si pour le moins on n'habite pas quelques banlieues ou si dans la detresse - le chomage, la maladie - l'on est pas confronté à quelques fonctionnaires goutant l'arbitraire de sa situation à l'abris d'un guichet.

Toujours est il que la politique est toujours faite par de beaux messieurs qui le disent à loisir, ils ne s'en laisseront pas conter par le populo ! 

à voir donc ce 24 Juin et ces mois à venir .. 

MANIFESTATION

 

La RETRAITE à 60 ANS

 

24 JUIN 10h30

 

LYON

Manufacture des Tabacs 

".. Girier est de Lyon. A treize ans, malheureux dans sa famille, il s'échappe et vague à l'aventure. Dans les rues il rencontre un homme qui lui donne à manger, lui offre un gîte. Il suit l'homme, mais l'abandonne bientôt, car son bienfaiteur a visiblement des intentions louches. Il se cache dans une cave la police le déniche. Il est conduit au poste. Là, dans la bande de mouchards, le gamin reconnaît « l'homme », c'était un policier. Mauvaise note pour le petit inculpé on le condamne à huit jours de prison, pour vagabondage et attentat aux mœurs. Les huit jours écoulés, Girier avait beaucoup réfléchi, ce fut un révolté qui sortit de prison.
C'était une époque d'effervescence Lyon bouillonnait. En 1883, les. réunions se succédaient; le gosse y va, et ne se borne pas à écouter il parle. Et il parle à des foules deux et trois mille personnes. Ce gamin est écouté, applaudi. Un soir, le commissaire de police, trouvait trop acerbe le discours de Girier, veut imposer silence au petit orateur, qui lui répond vertement. D'où poursuites insultes. à un magistrat dans l'exercice de ses fonctions.

Pareil délit, pour un homme, est tarifié à quelques semaines, quelques mois de prison au grand maximum. Pour un enfant, il n'en va pas ainsi (et ceci est une des caractéristiques sociales toujours la répression est d'autant plus brutale qu'est faible la victime), Girier est condamné, à l'internement dans une maison de correction jusqu'à dix-huit ans II avait quatorze ans. .." (lire)

Publié dans SOCIAL Lyon

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