2011 - Dans le désordre des maux, espoir dans le syndicalisme.

Publié le par DAN

VIVRE DEBOUT !

Point - Lyon RoyalCes derniers jours un pauvre bougre exaspéré par l'administration prefectorale aura été condamné pour avoir malmené le drapeau français, une première ; dans le même temps les chefs du parti majoritaire s'amnistiaient en tout ou partie du viol de la loi par leurs soins (amendement Copé Jacob sur la déclaration du patrimoine des élus), c'est là une image saisissante de cette république.

Dans d'autres sphères du pouvoir une affaire de médicament, le Médiator, vient s'ajouter à celle des fonds alloués à l'industrie pharmaceutique face à l'épidémie de grippe A pour dévoiler un peu plus la dépendance de l'oligarchie aux grandes fortunes ; nous ne sommes plus là dans les aimables faisanderies de l'affaire Woerth Bettencourt, dans les salons du Fouquet's, mais comme dans l'affaire du sang contaminé, ou de la réforme avortée de la Medecine du Travail, des vies sont les enjeux du mépris de la santé publique.

Ainsi, comme dans le dossier Karachi la vie de nos concitoyens pèse de peu dans la balance des intérêts les plus inavouables de nos politiciens.

Un triste bilan que ne viennent pas redorer les chiffres du chômage, et notamment du chomage des seniors, de la précarité - avec là encore les mesaventures des "auto-entrepreneurs" pour illustrer la démagogie gouvernementale, et l'augmentation des chiffres de la pauvreté, l'intervention des organisations caritatives sur les campus, un bilan que ne sauve pas non plus l'absence de perspective politique, autre que l'alternance des mêmes.

Mais allons plus avant, ce qui manque à la Chine pour désarmer les conflits "économiques" c'est un puissant régulateur du capitalisme, un syndicalisme fort comme on l'a vu hier en Pologne avec Solidarnosc ; un syndicalisme qui amène les droits sociaux à ces populations surexploitées et mette un terme au "dumping social", un syndicalisme bien plus utile qu'une armée de Prix Nobel, en Chine comme chez nous si aussi nous nous en donnons les moyens.

Sans plus attendre.

   

Publié dans SOCIAL

Commenter cet article