| FRANCFORT (Allemagne) - .. Ces derniers jours, quelques milliers de personnes s'étaient rassemblées dans le centre-ville pour braver les interdictions et faire entendre leurs protestations, un acte de désobéissance civile qui s'était soldé par plusieurs centaines d'interpellations par la police, notamment vendredi." Journal du Net | |
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J'avais le souvenir de la longue grève des étudiants chiliens qui entraîna le mort de l'un d'entre eux, Manuel Gutierrez, sous le coups de violences policières et suscita des grèves générales à travers tout le pays, mais bon c'était l'Amérique latine, le pays de Pinochet encore, pouvais je me dire comme pour me rassurer. Le Totalitarisme libéral ne pouvait prendre un visage aussi ignoble et dégradant dans nos pays de culture démocratique, c'était là encore une illusion que de récentes décisions en Allemagne, en Italie ou en Espagne viennent éteindre et aussi donc la politique mise en oeuvre contre nos cousins du Québec. |
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Si bien sûr les atteintes au droit de grève et de manifester prennent ici comme au Québec
l'allure de décisions législatives - ces décisions n'en sont pas moins des actes de terrorisme, des attentats contre les droits fondamentaux contre lesquels
il est un devoir de résister comme ce 11 Novembre 1940 les étudiants et lycéens de Paris.
Aujourd'hui c'est une terrible machine de guerre que les gouvernements mettent en place contre leurs peuples, des peuples qui espèrent encore en la magnanimité de leurs bourreaux comme ici en europe, en France plus encore, que d'erreurs. |
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| "Aujourd'hui, cette loi constitue un des jours les plus sombres de la démocratie québécoise, a-t-elle ajouté. La loi matraque est un abus de pouvoir. Jean Charest veut faire taire les Québécois." P. Marois chef du Parti Quebecois - Canoe.ca |
GRECE - Intervention des hommes de main de l'Union européenne, "la loi matraque". |
| UN MONDE DE MARCHANDISES CONTRE UN MONDE DE LIBERTES | |
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Les politiques de "marchandisation" des études universitaires ne sont pas complètement inconnues en France, même si la hausse des droits d'inscription ne semble pas encore avoir atteint les 80%, sous couvert d'autonomie des universités ou de décentralisation. Le désengagement de l'Etat donc qui fait reporter la charge de l'impôt sur les collectivités territoriales mais encore la volonté de faire du fric avec le service public - comme à Lyon la privatisation de la collecte des ordures ou de la distribution de l'eau. Que l'on songe aussi à la politique de tarif prohibitif de la SNCF du gaz ou de l'électricité, à la fermeture des écoles ou des bureaux de poste, à l'abandon des routes au profit des autoroutes privatisées à péages, .. la liste serait trop longue des attentats du libéralisme contre la propriété collective, nationale. Sans doute ces politiques sont conduites chez nous sous la bannière de l'Union européenne et de l'Euro, mais comme le relèvent nos amis grecs cela ne doit pas nous conduire à disculper nos classes dirigeantes, notre propre oligarchie qui parfois prend des attitudes de victimes, de vierges violentées. Ni non plus le Parti Socialiste de François Hollande que l'on a vu s'abstenir de toute opposition à l'adoption des nouveaux traités (Traité de Lisbonne, ..). |
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L'ambiguïté du message présidentiel aurait du inquiéter davantage les fonctionnaires syndicaux, non pas qu'ils aient officiellement aussi à défendre les intérêts de l'oligarchie, mais parce que cet étonnant message de "solidarité" pouvait s'entendre comme un message à davantage d'austérité, un annonce à la réduction des rémunérations qui n'a de comparable que la Grèce. Les liens de solidarité que les Moscovici ont tissé de longue date avec le grand patronat ne laissant rien présager de bon quand il est question de restaurer la productivité. Déjà nous devons alors comprendre que la rémunération des actionnaires, des agioteurs, des fonds de pension et d'investissement - ceux là aussi qui réclament 4 milliards d'imposition abusive au dire des "autorités européennes" - la rémunération des spéculateurs donc serait insatisfaisante. Les mots sont souvent trompeurs et sont donc les outils de prédilection des oligarques, ainsi le concept "d'économie sociale et solidaire" ne doit il pas faire oublier que le patronat de ce secteur mène une offensive de longue haleine contre les salariés pour la remise en cause des conventions collectives (CCN 66 et 51 après celles de l'animation socio-culturelle, des centres sociaux et autres MJC ..) même si ce patronat est parfois représenté par des socio-libéraux (PS) pour une part, il n'ambitionne que de se placer sous l'aile protectrice du Medef. La marchandisation des secteurs publics et des délégation de ces services connaît donc une double stratégie avec d'une part la création de sociétés commerciales (Service à la personne et maisons de retraite non médicalisées) d'autre part l'acceptation du cadre de la concurrence par "les associations" et autres "fondations" de "l'économie sociale et solidaire" - l'acceptation du cadre de la directive "frankenstein" de l'Union européenne. |
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| Dissoudre le Conseil constitutionnel ? | |
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L'abandon par la Justice des victimes de Harcèlement, sexuel ou moral, va-t-il renvoyer des citoyens, ou plutôt des citoyennes, aux moyens toujours sommaires d'une justice expéditive, la légitime défense ? Sans doute ne peut on écarter l'idée qu'une telle solution s'impose à certain(e)s que le Conseil constitutionnel aura encouragé de recourir à une justice privée. Mais au delà de l'insécurité dans laquelle sont abandonnées nos concitoyennes, c'est bien la légitimité de ce Conseil constitutionnel qui se trouve mis en cause. Sans doute ici n'est on pas persuadé que l'âge venant aux oligarques ils trouveraient dans l'affadissement des sens une certaine sagesse, ainsi la sécurité due aux criminels devrait elle s'imposer au détriment de leurs victimes, c'est là la curieuse et révoltante décision de ces "sages". Mais encore comment imaginer que d'anciens élus - ou plus exactement des élus dont le mandat du peuple ne fut pas renouvelé - et encore des personnalités choisies par eux puissent d'une quelconque manière agir de manière impartiale ? Comme le relève l'article de D. Dyèvre, plusieurs membres du Conseil constitutionnel avaient appartenu au même gouvernement que Gérard Ducray, secrétaire d'Etat au tourisme du gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard, etc .. Le conflit d'intérêt est donc avéré, la décision du Conseil fut elle la conséquence d'une quelconque "solidarité gouvernementale" ? Sur un plan plus général, les engagements partisans des membres du Conseil constitutionnel sont ils compatibles avec un rôle d'arbitre de la vie judiciaire et législative ? Il suffit de se souvenir du rôle de Valéry Giscard dans la campagne pour l'adoption du Traité constitutionnel européen, ou plus récement dans la campagne présidentielle en faveur de N. Sarkozy ; campagne pour la ratification du Traité européen encore pour cette autre ancien membre du conseil constitutionnel, d'une prétendue "autorité morale", Simone Weil - pour comprendre que nous sommes là devant un repaire partisan qui devrait encore "s'enrichir" de la présence de Nicolas Sarkozy ! |
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| Sans doute n'est ce pas sur ce blog que l'on contestera la nécessité d'une méfiance et d'un contrôle du législateur mais le Conseil Constitutionnel, ce "soviet" de l'oligarchie, ne nous semble pas par son mode de désignation et sa composition actuelle mieux adapté que ne l'est le Sénat. | |
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SUR LA TOILE |
"Harcèlement sexuel : des membres du Conseil Constitutionnel auraient ils du ne pas siéger ?" D. Dyèvre / Slate.fr |
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Le deuxième crime de Gérard Ducray, ancien ministre et député libéral du Rhône. |
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